CIIAP1THE VII LA TAPISSERIE EN ITALIE ET EN ESPAGNE
- ateliers fondés par des Flamands. — Le premier atelier de Mantoue. — Des Flamands y exécutent des tapisseries d'après des cartons de Mantegna. — Los ateliers de Venise, de Sienne, de Home, de Ferrare, de Florence. — La tapisserie en Espagne.
Il est impossible de trouver en Italie la moindre trace d'une fabrication indigène «lu xiv" siècle, et cependant le jj'oùt pour les tapisseries y était déjà bien vif. Nous avons vu le comte de Savoie, Amédée IV, confier en IHIli une commande importante au grand tapissier parisien Nicolas Battaille. En 1389, le chroniqueur Jean de Mussis reproche aux gens de Plaisance leur goût pour « banderiaede Arrassa ». En 1399, François Gonzague envoyait à Paris une tenture, pour y remplacer les armoiries de Bohême parcelles îles Visconti.
Au xiv' siècle, certains princes italiens songèrent à affranchir leurs Etats du tribut payé ainsi aux étrangers. Ils attirèrent des ouvriers du Nord, en grand nombre, auxquels ils promettaient certains avantages. Mais ces premiers ateliers n'eurent alors qu'une existence précaire soumise à la fantaisie ilu prince. Leur tâche remplie, les artisans allaient souvent chercher fortune ailleurs, ils étaient fatalement nomades. D'ailleurs les tapissiers ne trouvaient pas dans ces pays du .Midi la clientèle si nombreuse qu'ils avaienl dans les pays du Nord. La véritable décoration murale pour l'Italie, c'est la fresque, assurée de durer sous ce merveilleux olimal, el qui aurait sulii une rapide destruction sous nos cieux humides ilu Nord. La tapisserie ne pouvait être qu'un art de caprice pour les princes Italiens, et si nous devons constater l'extraordinaire développement qu'elle pril chez eux au svi' siècle, nous verrons aussi que toutes leurs tendances visèrent à en faire une décoration analogue à la peinture, el o est ce qui détourna cel art de sa vraie destination, qu'avaient si bien comprise les peuples <1 u Nord.