I.F.S CENTRES DE FABRICATION
boliques, l'attaque des vices contre la forteresse des vertus (Hôtel de Ville de Ratisbonne), ou l'attaque du château d'Amour, d'après le roman de la Rose a la Wartburg] . des sujets d'agriculture et de chasse h la cathédrale de Mayence), des sujets de poème de chevalerie là Sigmaringen et au Kensington muséum] celte dernière bande très intéressante et bien étudiée par le I)1 Rock, ou enfin l'histoire douloureuse de Guillaume d'Orléans ei d'Amélie d'Angleterre, d'après le poème de Rudolph d'Ems date de 1341. Les personnages portent les costumes avec franges et clochettes d'environ llOll. ou bien apparaissent en sauvages chevelus, dénotant l'engouement d'alors pour les choses de la .Nature. Ce ne sont que prairies fleu-
Tapisserie allemande xv' siècle (Musée germanique il'' Nuremberg
ries, animées de lièvres et de petits chiens (Ratisbonne, Mayence, Francfort, Klagenfurt) des fonds couverts de branches fleuries naturalistes à Fribourg) on stylisées comme sur les vitraux (à Sigmaringen ou à Râle .
On paraît avoir eu tendance à vieillir toutes ces tapisseries, que les cosl unies datent, avec une relative exactitude, du xv" siècle, plutôt même en sa seconde moitié; <>n ne saurait vraiment les considérer comme plus anciennes que certaines tentures à sujets religieux telles que celles de Nuremberg qui peuvenl y avoir été fabriquées à la lin du xiv° siècle : l'une réunit saint Jean-Baptiste, sainte Claire, sainte Agnès, sainte Klisabeth, saint Pierre et saint Paul: l'autre, dite des 12 Apôtres, se trouve encore à l'église Saint-Laurent.
Les tentures religieuses qui dateraient du xv'' siècle sont encore assez nombreuses. Les musées de Munich et de Nuremberg ri\ possèdent quelques-unes, el le Kensington Muséum expose une bande très curieuse, longuement décrite par le I)1 Rock, qui représente la préparation à la vie