‹ Les arts du tissuChapitre 188 sur 280 · I. INTERET L>KS COSTUMES · texte numérisé non relu

I. INTERET L>KS COSTUMES

Une suile de Irois pièces de plus grande dimension, mais <jui ne sont aussi que des fragments, appartenait à la collection Sigismond Bardac: Dans ces tentures les personnages ne semblent pas reliés les uns aux autres par In lien d'une composition ordonnée, mais pris chacun en particulier, ils sont dune beauté de caractère, d'une puissance d!accent et d'une noblesse d'allure tout à fait extraordinaires. De plus la couleur èh est superbe, dans la franchise île ses bleus et de ses rouges, et donne une réelle grandeur décorative à toute la composition divisée en lais verticaux '.

Se rat lâchant à cette famille est encore la suite des 4 belles tentures du duc de Devonshire, représentant toutes les chasses possibles, à l'ours, ii la loutre, aux oiseaux de mer. pratiquées par des personnages vêtus à à plus pure mode du temps de Louis XL Les sujets rappellent certaines enluminures de manuscrits, comme le livre de chasse de Gaston de Foix. (les tapisseries, fabriquées vers liyO, vinrent décorer les murs d'un grand bail du château de Hardwick, d'où elles lurent enlevées à la lin du xvi" par Bess de Hardwick, épouse de sir William Cavendish, et découpées pour s'adapter aux murs percés de fenêtres de sa nouvelle habitation M; Strong, bibliothécaire de la Chambre des Lords, les y découvrit en éel étal il v a six ans. et suggéra au dm- l'idée de les faire reconstituer dans leur état primitif : c'est au cours île ce travail qu'elles furent exposées au Kensington Muséum.

M. Thomson signale une autre tenture curieuse d'un Roi et d'une Reine agenouillés, dans le Hall de Sainte-Mary, de Coventrv.

Infiniment curieuse, et vraisemblablement française aussi, par la nature des costumes, et malgré leur étrangeté par le style des figures, est une tapisserie de Notre-Dame de Nantilly à Sauinur. le Bal ih-s Sauvages; des gentilshommes, des dames s'avancent en se tenant par la main, au son îles hautbois et des trompettes que jouent des musiciens placés au dernier plan sur une haute estrade. Les uns ont conservé leurs riches costumes; d'autres se sont couvert le corps de longues étoupes en guise de poils, ce qui en lait des sauvages et des sauvagesses tout il tait réjouissants Malgré le naturalisme voulu de la scène et des types, où Hotte comme un parfum flamand, les ligures ont de la finesse et de la grâce et uwr distinction bien française.

I. Les c i lunii - rappellent ceux des miniatures ilu temps de Charles VII el de N. Fouquet. Une lapi série à lais semblable est tendue dans la salle du lii de justice ilu procès du duo d'Alenron 11 n i ac de Munich). (V. Bouchol . Exposition des Primitifs fran\ ais, pi 3!J.)

Fragment de tenture à personnages Atelier français, fin du sv siècle (Ancienne collection Sigisni I Bardai

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