TENTURE DE LA CATHEDRALE H AIX
Plessis-Macé en 1888, et qui, dépecée vers 1890, en un certain nombre de
lois, fut vendue à peu pris 50.000 francs. Elle avait été donnée à Isabelle de la Jaille, abbesse de l'abbaye du Ronceray (1505-1518] dont elle portail d'ailleurs les armoiries, par Louise Le Houx, et orna le chœur de l'église jusqu'à la Révolution, œuvre absolument française par le stvle du dessin, el les quatrains explicatifs.
Au musée diocésain d'Angers, est conservé un fragment d'une tenture bien plus ancienne qui avait été donnée par Jean de Beauveau - 1 178) au couvent des Jacobins d'Angers, et dont l'effet décoratif devait être assurément remarquable : sur un fond \ cri sombre se détachaient des pampres avec les initiales de René d'Anjou, et les armes de Jean de Beauvau, attachées à un arbre entre chaque patron de l'Ordre.
La longue frise de 30 mètres de long sur lm,50 de hauteur, des épisodes de la Vie de saint Gerçais et de saint Protais, à la cathédrale du .Mans, esl bien connue (mômes sujets à la cathédrale de Soissons). Cette suite considérable de 16 tableaux d'une si charmante naïveté, et si bien conservée, a de plus le grand intérêt de porter sur le dernier panneau une inscription qui dit qu'elle lut lissée en 1507 aux frais de .Martin Guérande, angevin de naissance et chanoine du Mans, puis offerte par lui à la cathédrale pour décorer le chœur. Le Mans possède encore deux pièces de la Vie di' saint Julien, d'une exécution tout à fait remarquable, mais d'une date peut être un peu plus récente.
La suite des 15 tentures de la cathédrale d'Aix-en-Provenee, racontant en vingt-huil tableaux l'histoire de la Vierge et celle du Christ, se recommande par une très grande simplicité de composition, el une nierveilleuse clarté. <*n v perçoit bien le souci de ne plus composer les scènes connue dans les anciennes tapisseries, avec abondance de détails et accumulation de personnages, mais comme de calmes compositions où chaque personnage remplit un rôle défini. Sur la bande perpendiculaire qui sépare la Flagellation du Crucifiement se lil l'inscription :
... Me fecit Anno Domini millésime quingentesimo ondecitno
Nous voici donc avec uni' date bien précise dans une inscription tissée a même la (apisserie. Documenl inesliniable ! Pourquoi faut-il qu'un vide nous ail privés du nom du maître tapissier, ou du donateur (car ici fecit peul être assimilé' à fieri fecit) ? Cette tenture porte les armoiries du cardinal Morton qui avait secondé' les efforts de Henri VII, el fut arche-