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I.ICS. TENTURES DU CHANCELIER IUtUN

pour être ensuite traduites en tapisseries » Spicre1, c'est évidemment Spicker, un flamand; Il dut bien s'acquitter de sa tâche, puisqu'on 147') 1rs chanoines faisaient avec lui un nouveau marché, pour le patron d'une tapisserie à placer derrière le grand autel de la collégiale. Mais les événements politiques y apportèrent sans doute empêchement. Le projet fut repris en 1500 par l'archidiacre Hugues le Cot|, qui, sur les cartons de Pierre Spicre. lit exécuter la belle tenture, avec cette seule substitution de l'image de l'archidiacre à celle du chancelier Rolin. Bien d'autres tentures entrèrent en outre alors à la collégiale : l'une destinée au maîtreautel représentait saint Georges, une autre commandée h Pierre Spicre représentait ['Ajiparitiun de la Vierge à saut! Bernard, une autre avait été commandée par le cardinal Briçonet en lol2.

Le caractère de cette belle tenture de Beaune, d'un style si flamand qu'on s'explique que pendant longtemps on l'ait crue telle, c'est sa merveilleuse chuté de composition, son style narratif si simple, où un peu du génie de nos conteurs semble être passé, et la naïveté et le charme de ses ligures. Il y a lii quelque chose d'indéfinissable, analogue à ce qui différenciait des peintres comme Broderlarn ou Relleganibe des purs flamands de leur époque.

Indépendamment de cette belle suite de Notre-Dame, il existe encore à Beaune, au célèbre hôpital, une série de tentures dont le plus ancien inventaire de 1501 'aux archives de rétablissement) révélait l'existence en :J>I pièces, aux urines du chancelier Nicolas Rolin et de Gingonne de Salins, sa femme, fondateurs de l'hospice. Cette série comprend des pièces de diverses époques, les unes de la deuxième moitié du xv1' siècle contemporaine du chancelier Rolin, les autres du xvr siècle. IJ v aurait un lies grand intérêt à poursuis re dans les archives de l'hôpital de Reaune des recherches, car bien des tapisseries qui s'y trouvaient alors courent le monde aujourd'hui, et nous avons vu déjà que trois tentures du Musée des arts décoratifs, avec des bûcherons, portant les armes du chancelier Rolin. pouvaient être attribuées à un atelier de Tournai.

Reims a conservé plusieurs suites de tapisseries laineuses, parmi lesquelles il faut mettre au premier rang les 17 pièces de la Vie et de la mort de la Vierge données à la cathédrale par l'archevêque Robert de

1 Ce il ivii.il déjà i'ti; signalé par M. \ a II. . arclm iste de Dijon, comme étanl sans doute

fils de Guillaume Spicre, dont le nom est mentionné dans les statuts des peintres verriers dijonnais, publiés par I'. Prosl i bxhives historiques artistiques et littéraires 1889-1890), sans doute, l'auteur du beau vitrail de l'église Saint-Jean, avec les trois premiers ducs de Bour-

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LES fENTURES DE LA CATHÉDRALE DE REIMS

Lenoncourt, d'après l'inscription sur la 16' [Mort de la Vierge) du nom du donateur et de la date d'achèvement, IS30 ; le blason du prélat se trouve sur chacune .les tapisseries. Chacune représente une épisode de la

Tenture île la Vie el de la Morl de la Vierge. Atelier français, première moitié du xvr siècle

(Cathédrale de Reims).

Vie de la Vierge qui en occupe Le centre et esl encadré par un portique de style renaissance: en haut, à droite et à gauche un sujet secondaire est emprunté à l'Ancien Testament : et au premier plan à l'angle inférieur, un prophète annonce l'événe ni, et lui sert de témoin. Rien ne sépare les

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