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LES ATELIERS SUIS HENRI IV

ri l'exécution confiée aux ateliers dii-iy es par Maurice Dubout. Longtemps négligées, les tapisseries de l'histoire d'Arthémise sont rentrées aujourd'hui dans l'estime des connaisseurs. Malheureusement si l'inventaire de Ili27 mentionne 79 tapisseries de 10 tentures d'Arthémise, le gardemeuble n'en possède plus que 27, de 4 séries différentes.

Le Gabinel îles estampes de la Bibliothèque Nationale possède un recueil de dessins de Leramberg sur la vie du Chris/ qui devaient servir de modèles aux élèves des ateliers de la Trinité, pour une suite de tapisseries destinées ii l'église de Saint Merri cahier de 3<S dessins formé par Nicolas Houel). L'acte passé entre les marguilliers et le tapissier est conservé à la Bibliothèque Carnavalet, et porte la date de 1384. Celte suite n'existait déjà plus à la Révolution ; Piganiol de la Force ne l'a pas mentionnée. 11 n'en existe plus que deux fragments, une tète de Christ et une tète de saint Pierre musée îles Gobelins. musée de Clunv).

Nous savons que la veuve de Henri II s'était fort intéressée au développement île l'art de la haute fisse, pendant la durée de sa régence, et qu'en dehors des ateliers de Paris, elle avait même, dès 1534, songé à installer à Moulins une manufacture de tapisseries. Nous n'avons aucun renseignement sur l'issue de la tentative faite à Moulins, niais nous savons qu'il y avait à Orléans une manufacture de tapisseries dont la reine suivait avec intérêt la fortune.

Soit qu'ils aient été chassés par les persécutions religieuses, soit que les nombreux avantages qu'on leur offrait à 1 étranger, 1rs \ aient poussés, il est un l'ait certain, e'est 1 exode au début du \\n' siècle de nombreux ouvriers flamands, des plus habiles, pour les pays étrangers. N'étant enrôle que roi de Navarre, Henri l\ axait cherché ;i en attirer dans ses Etats. Il n'en eut pas le loisir. Et sitôt maître de Paris, il s'empressa d'en connaître les ateliers. Sauvai nous a raconté l'établissement par le rui. en dehors de l'atelier de la Savonnerie, dont ii axait donné la direction à Pierre Dupont, d'un atelier temporaire dans la maison professe des jésuites abandonnée c'est aujourd'hui le lycée Charlemagne . dont il conlia la direction aux tapissiers Dubout et Laurent. On ne sait pour ainsi dire rien sur cette manufacture. Connue il s'écoula un certain temps entre le rétablissement des Jésuites dans leur maison, et 1 installation des maîtres tapissiers dans la grande galerie du Louvre, on peut se demander si, durant ce laps de temps, les deux tapissier.-, n'ont pas habité la maison des Tourne Iles où, pendant quelques années, travaillèrent des ateliers de haute lisse

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