LES COMPOSITIONS DE COYPEL
représentations de tapis el d'étoffes dont on n'a plus de spécimens. Ce fui encore Ch. Le Brun qui en conçut le majestueux ensemble, et en donna les dessins, aidé par Guillaume Anguier pour les architectures; par Yvart le père pour les figures symboliques, par Boels pour les animaux, Monnoyer pour les Heurs, van der Meulen, Genoels et Baudouin pour les paysages. Toutes les études de ces artistes sont conservées au inusée de Versailles. Les 12 résidences préférées du roi s'y trouvent associées à îles scènes de chasse, et à des promenades, à des cavalcades, à des bals, chaque scène appropriée à l'époque de l'année, encadrée par ileux colonnes, deux termes ou deux pilastres, et sur le devant, au premier plan, des valets à la livrée royale étendent sur les balustrades de riches étoffes. Cette suite fut recopiée aux Gobelins du vivant du roi. plus qu'aucune autre. Elle revient dix fois dans l'Inventaire, soit 88 pièces formant 7 tentures complètes. Evidemment le roi prenait un vif plaisir ii faire connaître à l'Etranger son faste, son luxe, sa magnificence.
L'Histoire d'Alexandre devait jouir à la Cour d'une faveur spéciale, par les allusions directes qu'on y pouvait trouver aux principaux événements delà vie du grand Roi. C'est ce qui la lil reproduire quatre fois aux Gobelins pendant son règne, et recopier à L'infini à Bruxelles, à Audenarde, à Fellelin, ii Aubusson une suite, dans la collection Edouard André, porte les deux B de Bruxelles). La ville de Paris en possède une suite curieuse, où la taille des personnages est réduite de moitié. Les sujets fondamentaux de ers tentures sonl : la bataille d'Arbelles — la bataille d'Issus, — Porus devant Alexandre, les reines de Perse aux pieds d'Alexandre — l'entrée d'Alexandre à Jérusalem. Le Brun qui, là encore. dirigeai! les travaux, peignit lui-même 5 compositions entières. L'une d'elles, la famille de Darius aux pieds d Alexandre, fut même peinte par lui en présence du roi, à Fontainebleau.
Les artistes qui entouraient Le Brun, n'avaient pas au même degré que Un celle imagination féconde. L'un des plus éminents, Noël Coypel, puisait ses inspirations chez les Maîtres italiens; mais il apportail a ses compositions un charme décoratif qui manqua souvent à Lebrun Rien n'égale à cel égard, sesSujets de lu Fable.
Ses triomphes tirs Dieux oui toujours compté cependant parmi 1rs plus belles tentures des Gobelins. Elle se distingue des autres par sa disposition en manière d'arabesques, où 1rs personnages emblématiques sonl encadrés dans une légère el gracieuse décoration architeclonique. La série
[.ES TIUOMI'HES DES DIEUX
se composait de 8 pièces, que compléta Noël Coypel avec 2 pièces (le triomphe de la Philosophie et de la Foi), en s'inspirant de deux tentures du siècle précédent exécutées à Bruxelles dans le goût de Mantegna. Ces 2 pièces de Coypel sont au Garde-meuble.
D'ailleurs en dehors de ces belles séries de tentures originales, on
La Danse des Nymphes, d'après Noël Coypel.
reproduisil beaucoup de tapisseries anciennes aux (iolielins . s<ui> Louis XIV : la suite des Actes des Apôtres, la suite de ['Histoire de Constantin, celle de Scipion l'Africain, celle enfin des Chasses de Maximilien (nous avons dit que le château de Chantilly en possède une).
L'état analytique des travaux exécutés à la manufacture des Coheli us de lljlii- à 169 i (avec une lacune de quatre années, donl <mi n'a plus