LE CARACTERE AMÏIOUE DES TISSES COPTES
leurs traditions, à leur art. .Nous avons heureusement conservé une quantité de tissus sortis de leurs mains, qui nous permettent fort bien de juger de la culture artistique qu'ils pouvaient avoir, et de leur habileté technique. Une des plus heureuses conditions qui ont permis à ces étoffes de parvenir jusqu'à nous, c'est que le sol d'Egypte, sablonneux et sec. conserve miraculeusement tout ce qu'on lui confie. Sous les Ptoléiik'm's, l'usage de l'embaumement des corps avait peu à peu disparu. Les cadavres, ensevelis dans de riches costumes, étaient simplement déposés
Tissu copte [British Muséum).
à fleur de terre dans des réduits maçonnés en briques crues, ou dans des auges de pierre, quand le mort était romain.
C esl depuis une vingtaine d'années que ces tombeaux nous ont livré leurs secrets, grâce aux fouilles heureuses accomplies par M. Maspero à Sakkarah, au Fayoum, et à Akmin (l'anciennePanopolis, \ ni - 1\ siècles . et aux fouilles plus récentes et retentissantes accomplies par .M. Albert Gayet à Antinoé, la ville d'Adrien, dans le Fayoum, et à Bawit. Nous pouvons maintenant étudier sur un grand nombre de types ces tissus si intéressants qu'on a appelés Gobelins coptes. L'appellation vient de \l. Gerspach, alors directeur de la manufacture des Gobelins, qui eut l'idée de faire copier par ses ouvriers quelques-uns de ces tissus : les résultats obtenus l'amenèrent à conclure qu'ils avaient été fabriqués sur des métiers analogues à ceux employés de nos jours parles ouvriers de la haule ei i\r la liasse lisse. M. Gayet conteste absolument la chose, et