LES TRAVAUX DE COYPEL
riaux, on ne trouve que i-3 ] > i < ■ i • e s sorties des ateliers de Pétersbourg. V la même époque, il s'était fail aussi une petite émigration d'artistes îles Gobelins en Lorraine. Le duc Léopold les avait attirés el installés près de son palais, à Nancy. Ils y tissèrenl les Batailles du dite Charles V, el les Douze moi*, tentures qui furent transportées à Florence en 1737, quand la dynastie de Lorraine succéda en Toscane aux Médicis.
Les ateliers des Gobelins ne chômèrentpas durant les premières années île règne de Louis XV. En 1717 on commençait la tenture des 12 Métamorphoses, toutes dispersées aujourd'hui dans des collections privées; en 1718, la première des 5 pièces de l'Iliade par Antoine Goypel, et peu après, la belle portière de Diane et celle des Armes de France d'après l'errot. A 1718 remonte l'exécution des premières pièces de l'Histoire de Don Quichotte île Charles CoypeL 11 avait peint les modèles de ces amusantes tapisseries d'après de vieilles compositions de l'École espagnole, qu'il rajeunit et qu'il compléta par îles encadrements. Il apporta dans ces sujets une verve charmante, et un humour du meilleur goût. Les ligures, dessinées avec un rare esprit, et une fantaisie toute picaresque, l'ont de celte illustration la traduction la plus vivante et la plus pittoresque qui ail jamais été donnée du chef d'œuvre de Cervantes. Les bordures et les encadrements sont peut-être ce qu'on a tait de plus surprenant en ce genre. Les 28 sujets de cette tenture laineuse reçurent deux encadrements différents. L'un qui comportait des guirlandes de Heurs, des attributs et des médaillons se détachant sur une sorte de damassé, a été tissé tantôt avec un fond jaune, tantôt avec un fond rose. Le mobilier national possède des échantillons des deux suites : la tenture sur fond jaune se trouve tout entière chez le docteur Lannelongue. Le seul modèle connu de l'encadrement primitif dû à Belin de Fontenay, peut être assisté de Claude Audran, se trouve chez le marquis de Vennevelle. Les recherches de M. Fenaille montrenl à quel point celte tenture lui répétée, 24») pièces en ayant été lissées de 172(1 à 1 "7 '. * i
Immédiatement aprèsl' Histoire de Don Quichotte, Coypel donnait aux Gobelins la tenture des i tjii-ras. d'une si belle ordonnance décorative, et dont le Loin re possède les .Noces d'Angélique el de Médor en exemplaire d'une merveilleuse fraîcheur.
Le règ le Louis XV n'offrant pas quelque actions d'éclat à commémorer par le tisserand, comme il v en avait eu sous Louis \I\ . le