LES PORTRAITS DE COZETTE
Taraval, puis Belle el Pëyron, puis Pierre. El 1789 arrive, amenanl la tempête où la manufacture; bien que désemparée, heureusemenl ne sombra pas.
Revenons maintenant un peu sur les travaux qu'exécuta pendant la seconde moitié ilu wiu* siècle la manufacture. Tâchons d'en dégager le caractère, el de dire ce qu'elle produisil de bien original, et de si gracieux qu'aucune autre époque ne peut, dans le même ordre d'idées, se flatter d'avoir fait mieux. Les livrets (1rs Salons nous fournissent, ici encore. îles renseignements précieux. En ÎT.'JI nous v trouvons une grande composition de Restout, Didon faisant voir à Euh' les bâtiments de Carthage, qui n'était que le début d'une suite de VEnéide. En 17">3 Boucher, nous l'avons dit, exposait le Lever el le Coucher du Soleil, pour être exécutés aux ateliers de Cozette et d'Audran.
La collaboration artistique de Boucher aux Gobelins, est une question qui reste ,à débrouiller, el la sagacité de M. Fenaille nous éclairera sur les confusions des sujets de la Fable repris par lui avec les amours des Dieux, et du Lever et du Loucher du soleil avec les sujets de la t'alile. Ions sujets qui lurent interprétés aussi bien à Beauvais qu'aux Gobelins, ce qui en complique encore l'histoire.
En 1755 île Restoul un Triomphe de Mardochée. Ln 17-">7 •"» suites nouvelles entrent en cartons aux Gobelins : Neptune et Amymone, de Carie van Loo. Les Fo?'ges de Vidcain, de Boucher dont le beau panneau 4e Vénus et \ ulcain est au musée îles Gobelins, signé de Boucher et Cozette; le sujet en peinture est au Louvre. Les trois pièces d'Antoine et de Cléopâlre, de Natoire. L 'enlèvement d'Europe, par Pierre. Proserpine rencontrée par Pluton, de Vien. lui 17.7.). Restout continue la suite i'Esther. En 17iil Noël Halle faisait les Génies de la poésie, ilr l'histoire, de la physique, <■/ de l'astronomie, et Bachelier les Amusements de l'enfance.
Au Salon île 17li:i se produisail un l'ail bien caractéristique : un certain nombre de Lapisseries des Gobelins \ étaient exposées, à la suite des peinlures que les peintres y avaienl envoyées. Ce qui indique bien que, malgré les dissensions dont la manufacture avail été le théâtre, îles chefs d'ateliers comme Audrun ou Cozette, avaient fini par entrer dans la voie que Oudrj leur avail indiquée. Celle même année, Audran exposait le Portrait du Roi, d'après Miche] van Loo. En 1769 Cozette montrail un nouveau Portrait du Hoi, d'après van Loo. el un île la Reine, d'après Nattier. C'était