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I.U'IS ARCHAÏQUES

,1'u lait; bien antérieure, et en l'absence Je toute suscription de date

qui leur manquait, impossible à préciser. Mais le fait même de leur fréquence indique assez l'intense importation qui était faite alors de ces produits surtout par Venise el par Bruges, par suite de l'engouement dont ces lapis étaient les objets, principalement de la part des peintres. .Mais depuis lors, M. Martin a cherché à dater les tapis d'après un critérium qui paraît devoir donner rie meilleurs résultats encore, d'après les miniatures de livres persans dans lesquels on peut les rencontrer.

Tapis Archaïques t) décor très *ti/li<é. — Parmi les tapis qui nous paraissent les plus anciens, conservés dans nos musées et collections, doit être cité tout d'abord un grand lapis qui de la collection de AI. Th. Graffà Vienne est passé au Friedrich Muséum île Berlin, décoré d'un dragon debout dans un médaillon, et, dans les médaillons voisins, de taureaux, de panthères, de lièvres disposés deux à deux. Les encadrements et bordures des médaillons offrenl des ornements, qu'on ne saurait prendre pour de vraies inscriptions, et qu'on doit considérer comme des rébus, quoiqu'en ait pu dire M. Karaback qui crut pouvoir l'attribuer à un atelier syrien d'Edesse au commencement du xm" siècle, opinion qu'a critiquée M. Riegl, qui a voulu lui donner une origine plus orientale et plus voisine des pavs chinois. Mais il semble que ces deux opinions, qui dataient toutes deux du commencement du xm" siècle les tapis d'Orient, n'ont pu trouver depuis lors crédit parmi les spécialistes. Il semblerait, à en croire M. Martin, qu'il existe un tapis tout semblable à la mosquée de Konieh, et portant les mêmes inscriptions qui se trouvent sur cet édifice seldjoucide du xm" siècle. D'autres lapis présentent un décor d'oiseaux affrontés, très l'aides et extrâordinairement stylisés, dans les Fiançailles de la Vierge de Buonaccorsi (National Gallery, 1109), et dans une Madone de Lippu Meinini de 13.">0 (au musée de Merlin, 1072] ; dans d'autres peintures des lapis renferment l'aigle double à deux tètes Simone Martini à Naples, Giolto à la sacristie de Saint-Pierre de Home).

Le Kunstgewerbe Muséum de Berlin possède encore d'autres lapis, qui paraissent très archaïques; une longue galerie où apparaît comme motil une sorte d'arbre, dont le tronc grêle projette à angles droits deux supports portant des grandes fleurs à formation architectonique; au milieu une arcade fermée d'une sorte de volet, esl surmontée d'un toit pyramidal, el sur les côtés s'étendent des feuilles rigides, anguleuses avec des crochets, lapis dans lequel M. Y. Sarre a cru retrouver un type hispano-mauresque;

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