‹ Les arts du tissuChapitre 258 sur 280 · LES ORIGINES DU POINT DE VENISE · texte numérisé non relu

LES ORIGINES DU POINT DE VENISE

\ enise avait alors accaparé la production el le commerce de toutes les plus belles dentelles à l'aiguille, et le chiffre d'affaires qu'elle faisait alors pour la cour de France, centre de toutes les élégances, était énorme. Mais dès le xvme siècle, Venise imitait la France, et produisait ces dentelles d'une fantaisie si délicate qu'on appelait les points de roses. Elle adoptait aussi le réseau, qu'on a.j>pe\a. point de Burano.

Point de Venise ii l'aiguille, milieu du xvii» siècle (Collection de Mme Doistau)

Point de France. Ateliers d'Alençon, d'Argentan. — C'est alors que le jeune souverain de France, Louis XIV, prenant conseil de son ministre Colbert, entreprend de doter Je royaume de la belle industrie qui faisait la richesse de Venise. D'ailleurs on travaillait déjà Ja dentelle en France. el certaines villes s'y étaient même t'ait une réputation d'habileté. Colbert s'informa d'abord quelles étaient les villes les mieux préparées par leur industrie locale au développement de celte fabrication, el il les choisit pour y fonder les manufactures privilégiées.

' de Bouzy, archevêque de Béziers, était alors ambassadeur à

Colbert le consulta, il apprit ainsi que, dans tous les couvents et

on se livrait à ce travail L'ambassadeur proposa même

quelques ouvrières, les meilleures, qui pourraient fort bien faire l'éduca-

Page 1