I.F.S INFLUENCES CHRETIENNES
devient plus brillante et plus riche. La symétrie des éléments de la décoration tendait à devenir une loi de composition queByzance, nous l'avons vu, a poussée à ses dernières limites, el donl elle a tiré tout ce qu'il est décorativement pos sible d'en tirer. Nous voyons aussi l'usage se généraliser de plus en plus, de surcharger les costumes de représentations imagées. Les figures n'y sont pas essentiellement différentes de ce qu'elles étaient dans les tissus de type antique, mais elles se sont christianisées. Nous voyons intervenir les orantes, les saints militants, comme dans les peintures des catacombes; saint Georges, Daniel entre les lions sont des sujets très Fréquents : dans un fragment du musée de Berlin, sous une bordure figurant des églises, des martyrs sont groupés aux côtés de la Cathédrale, ou bien le Christ donne le psautier à saint Pierre. Dans un beau lissu de la collection Blanchet, des scènes très importantes de la vie de Jésus se suivent symétriquement sur deux zones de l'étoffe. En haut la Vierge et l'Cnfanl : audessous. Dieu, assis sur un trône, bénit; ii ses pieds galope un cavalier (peut-être saint Georges, figurant le christianisme), des personnages nimbés sont groupés:
dans l'autre partie sont figurés la résurrection de Lazare, la guérison du paralytique, Jésus s'entretenant avec saint Pierre. Ce beau lissu. qui est peut-être du vic siècle, nous montre avec quelle abondance les tisserands coptes couvraient leurs étoiles de sujets pressés.
C'est le cas de se souvenir de l'anathème de l'évèque dAmasée contre
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