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LA FAIBLESSE DE DESSIN DES ARTISANS COPTES

l'art byzantin, en attendanl qu'elles pénètreni dans l'art arabe, l'autel du Feu ou n\rée, et l'arbre de Vie ou boni.

Il est manifeste que l'art copte ne put jamais dépasser un certain niveau, empêtré dans des insuffisances d'éducation artistique, très médiocre observateur de la nature, sans grandeur dans l'invention décorative. Les ouvriers demeurèrent toujours en Egypte de grands enfants balbutiant îles recettes qu'ils ne peuvent vivifier par le génie personnel. M. Albert Gayet a écrit un gros volume sur l'art copie, qui nous a appris bien des eboses ; mais il l'a écrit en inventeur, qui s'esl mis des œillères, et n'a pu conserver à son sujet de justes proportions. La vérité esl qu'elles sont courtes. « Les figures d'orantes, dit-il, les liras étendus, dans un geste de supplication et d'adoration, ont le corps à peine indiqué, fondu, rétréci, réduit à l'étal de squelette, pendant que la tête, beaucoup trop fortement accentuée, semble s'en séparer, pour vivre plus à l'aise de la vie de l'âme, dans l'extase et le ravissement. >> Tout cela, c'est de la littérature. Les Coptes n'ont pas raffiné, idéalisé', spiritualisé ainsi les figures qu'ils créaient. C'était une race plutôt humble, sans grands élans mystiques. S'ils ont fait des tètes disproportionnées, des corps insuffisants, c'est qu'ils n'étaient pas 1res adroits dessinateurs, et que leur art n'était pas suffisamment développé.

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