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LES DISPOSITIONS DU DÉCOR DANS LES TISSUS MUSULMANS

lions ne sont pour nous des documents précieux que par les noms de possesseurs qu'ils portent.

Où les Musulmans retrouvaient un écho certain de leurs goûts, un reflet deleurs aspirations, c'est dans ces compositions sassanides, dans ces scènes de guerre ou de chasse, qui étaient à leurs yeux la meilleure part de la vie. El cela élail venu jusqu'à eux, directement par les peuples sassanides qu'ils avaient soumis, et indirectement par les Coptes d'Egypte, chez lesquels ces formules décoratives avaient été subies, (mis cultivées C'esl alors que la difficulté devient grande de distinguer les (issus fabriqués en Mésopotamie de ceux qui furent faits au Caire. J'incline toutefois à croire que ces sujets de guerre ou de chasse, ces représentations de cavaliers au galop, tirant de l'arc sur des fauves, sont plutôt œuvres d'Asie. de ce) Orienl musulman dont Bagdad étail alors la capitale. Car il y a là une tradition d'art si étroitement respectée qu'il est plus logique de la chercher près de ses sources même d'inspiration.

Les textes sont nombreux qui nous fournissent des indications sur l'industrie du (issu chez les peuples de l'Islam1. Makrisi a beaucoup parlé des ateliers d'Egypte, et des merveilleux (issus que les souverains avaient entassés dans leurs palais, entre autres ce Mostanser qui, en 1067, dut abandonner tous ses trésors à sa garde turcomane révoltée. Dans une très intéressante communication à l'Institut Egyptien, le (i avril 1903, M. Ali beyBaghata montré l'organisation du tiraz des Khalifes du Caire, et l'activité des métiers à Tinnis. Des voyageurs ont parlé avec éloges des tissus de l'Egypte, Ibn Batouta, Nassiri Kosrau, Marco Polo.

Tissus à inscriptions fatimites d'Egypte. - Sous la dynastie des sultans fatimites, l'Egypte connut une période de brillante civilisation, où l'art de décorer les tissus ne fut pas inférieur à Ions les autres. Nous pouvons en juger d'après ceux que des inscriptions, ou le caractère particulier de leur décoration, onl permis d'identifier Qu'il s'agisse du beau tissu du Trésor de .Noire-Dame <\r Paris, avec ses médaillons renfermant des lièvres courants, et son inscription aux titres du khalife fatimite d'Egypte el Hakem (fin du V siècle . nom qu'on retrouve sur un lissu de soie du Kensinglon Muséum, comme on rencontre le nom de Mos tanser Billab sur un autre lissu du même Musée Willemiii CXIX

' On trouvera l'histoire du Lissu chez les Musulmans, beaucoup plus développée dans le

Manuel d'arl musulman, tome II, par G. Migeon auquel nous avons emprunté quelques-! s

ci excellentes illustrations. — Picard, Paris, (907

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