LES ATELIERS DE LA SOIE A GRENADE ET A SÉVILLE
Mais cette production des ateliers Manies de l'Espagne devait laisser place un jour à une fabrication, où Grenade, parmi d'autres cités, se distingua, répondant aux commandes des Chrétiens pour des fournitures de velours, de satins, de taffetas, de tissus mélangés de soie el d'or; et la mode chrétienne finissait par devenir celle des Musulmans Les centres de fabrication s'étendaient; les ateliers de Séville, en pleine activité au xvi° siècle, occupaient des milliers d'ouvriers, et la culture du mûrier comme l'élevage du ver à soie devaient déterminer des lois prohibitives de l'importation au \vii° siècle, et l'organisation au xviii" siècle d'une manufacture privilégiée, à Talavera de la Reina, et à drivera, sous l'impulsion d'un directeur français, Jean Koulière, natif de Nîmes — ; Grenade n'avait cependant rien perdu de sa riche industrie et I « alcaiceria » y demeurait longtemps un des marchés île la soir par excellence.
D'ailleurs une foule de documents compulsés par M. Léonard Williams prouvent combien de villes d'Espagne (Murcie, Tolède, Barcelone, Valence) le cédèrent peu à Séville ou à Grenade dans cette induslrie si prospère.