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LES VELOURS DE GRÉGOIRE

Lyon ait possédé, Philippe de la Salle, qui joignait à un talent de dessinateur remarquable une connaissance étonnante de la technique industrielle. Pensionné [par Louis XVI, anobli, fournisseur des grandes maisons souveraines d'Europe, ruiné par la Révolution, il mourut pauvre, et (ouïe la collection de ses dessins, qui se trouvait dans le logement du palais Saint-Pierre que la ville de Lyon lui avail concédé, fut irrémédiablemenl dispersée. Le musée des Tissus de Lyon a formé une extraordinaire collection de tissus de soie décorée sortis de ses ateliers.

Velours de Grégoire

L'activité industrielle s'était considérablement ralentie à Lyon pendant la Révolution, pour se réveiller sous le Consulat. Toutes les recherches tendent à taire revivre alors les traditions antiques, sous l'influence de David. Dans les ameublements officiels figurent les décors de chêne et de laurier, la Couronne impériale, la rose, le lierre, l'abeille. On sait avec quelle constance Napoléon favorisa l'industrie lyonnaise et no manqua jamais l'occasion de l'imposer aux cours étrangères. Les deux architectes décorateurs, l'ercier et Fontaine, ne s'adressèrent jamais qu à la fabrique lyonnaise, dont la production devait décupler encore du jour où Jacquard inventa le métier qui révolutionna celle industrie, par l'économie prodigieuse de la main-d'œuvre.

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