LES VELOURS CHINOIS ET JAPONAIS
selon les formes ajourées. L'impression à poncifs date .1,. loi,, : on la pratiquait déjà à Kamakoura.
Les étoffes tissées l'étaienl sur des outils assez analogues aux métiers
Tissu japonais Foukousa.
«acquarl : mais avec des moyens équivalents aux nôtres, les Japonais onl obtenu des résultats extraordinaires el opéré des prodiges Peul être cependant une des raisons de la souplesse el de la vie .1rs décors .h, tissu japonais provient-elle de l'emploi, dans leurs métiers, d'organes de bois, ''" bambou, flexibles el doux, là où nous employons d'inflexibles outils
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d'acier — ■ Ils oui fait dans leurs lissés usage de lils plais, en papier végéta] doré, ce qui leur donnait une beauté et une richesse extraordinaires. Le passage mécanique du lil devait présenter une extrême difficulté.
l'n autre procédé fréquemment utilisé dans le lissu par les Japonais, et qui, en passant par leurs mains, a donné des résultats étonnants, c'est le broché — et L'emploi des suies Hoches leur servait beaucoup à obtenir des effets Liras el nourris.
Le velours lui connu el pratiqué par les Chinois, el Ton en I couve l'usage très répandu au Japon, au xvi" siècle, sans qu'on puisse préciser l'époque où l'on commença de le fabriquée Ils ont pratiqué éminemment le velours épingle, c'est-à-dire celui où le petit rouleau esl passé dans les parties où on a voulu le décor en épingle, coupanl les boucles, les côtes dans ces parties-là faisant ainsi des brillants, à côté des mais
Il existe encore un autre genre de lissu exécuté en laine ou en soie. qu'on a dénommé Gobelins chinois, car il lui déjà pratiqué en Chine à une époque lointaine, sous les Tangs, au vu1' siècle, avant de l'être au Japon, jusqu'il nos jours On n'a pu encore savoir à partir de quelle époque il fut usité au Japon ; c'est une pratique assez mystérieuse, où il semble que les lils de trame se trouvent successivement enveloppés dans tout leur parcours par îles lils de chaîne de tons variés, qui les entourent selon les formes du dessin
Tous ces procédés textiles étaient d'un usage courant au Japon, à la tin du wi siècle, alors que s'ouvrait avec les Tokougawa une période de
ranquillité et de paix, à peu près sans analogue dans le monde : elle dura deux cent soixante ans. de 1596 à 1853
C'est de la lin du x\f siècle que date au .lapon l'établissement îles théâtres à Kyoto, car ceux de Yedo ne naquirent qu'au x\u" siècle. El l'on sail quelle richesse, quelle fantaisie, quelle invention décorative les tisseurs apportèrent, depuis lors, dans les costumes d'acteurs. Déjà dans les anciens drames de Nô, les acteurs portaient les costumes répondant au rôle de rliaque personnage; mais ces personnages étaient peu nomlui'iix. les épisodes moins multipliés qu'ils ne le furent dans le théâtre populaire des XVIIe, XVIIIe el XIXL* siècles. L| r'esl de ces époques que date
l'extraordinaire variété de costumes, dont tant de spécimens sont arrivés jusqu'à nous Beaucoup de lissus nous sont parvenus des temples, où ils servaient de vêtements liturgiques aux prêtres el de devants d'autels.
Del époque des Shoguns l'okougawa dale aussi la mode des foilkoUSaS.