HOPITAL DE SAN JOSE
Le 8 septembre 1841.
La chapelle de l'hôpital San José, autrefois appartenant aux jésuites , possède huit petits tableaux qui représentent la Vie de la Vierge. Je les crois de l'époque et de l'influence de Carlo Maratti. Ils sont sous verre, et par cette raison, d'une conservation parfaite , on les dirait faits d'hier. J'ai lu dans le Journal artistique (3' livraison) que les tableaux sous verre poussent au noir. Quoique cette opinion soit assez répandue, je crois qu'elle est erronée et que rien au monde ne conserve mieux la peinture. Les deux grands tableaux d'autel qu'on voit dans cette même église m'ont souverainement déplu. Cependant ils ont de l'analogie avec les autres sous le rapport du style et ils appartiennent à la même époque. On n'a pas su nrindiquor l'année de la fondation de cette chapelle, mais l'é-
glise attenante, qui a été ruinée par le treniblement de terre et qui semble être de la même époque, a une inscription sur pierre de l'année 1674 (1). Cette date coïncide parfaitement avec celle de l'activité artistique de Carlo Maratti, 1625-
L'hôpital se trouve sous la direction d'une commission dont M. Policarpo Machado est le chef. Il est pair du royaume. C'est un homme qui passe pour riche, pour sage, et dont jusqu'ici l'activité toute bienfaisantie s'est exercée en dehors de la politique. Cet hôpital se trouve dans un ordre qui m'a patu ne pouvoir être surpassé dans aucun pays. A peu près quatorze cents malades indigens éprouvent tous les jours les effets de l'esprit d'ordre et du zèle charitable de son directeur.
Le nombre des malades reçus dans cet hôpital pendant l'année 1842 à 1843 s'est élevé à 10,868, dont 1635 sont morts. Sur ce nombre il n'y en a que fort peu, jamais plus de vingt, qui s'y trouvent en pension. Ceux-ci ne paient que 1 franc 50 centimes par jour, tous les autres sont entretenus et traités aux frais de l'établissement.
Les revenus de cet hôpital se sont élevés dans l'année économique 1842 - 43 à 154,752,201 reis , ou à peu près 234,000 thalers de Prusse. Ils proviennent de différentes sources.
l'Église da piedade da esperança.
Cette petite église a un aspect irrégulier, mais on ne saurait plus pittoresque. Elle forme un des côtés d'une petite place et liiit angle avec une fontaine dont l'architecture et la bilualion sont d'un effet très agréable. Les Azulejo.s qui encadrent la porte d'entrée de l'église ne manquent pas do grâce ; le dessin en est facile, le style roccco, comme celui d<*
(1) D'nprL's M. r.uiiiii, consul de France, elle a clé fondée en 1579, et ou y h dit la mcsst- pwir la pwmivre fois enlCSÎ.
OBJETS IJ'AIIT. 10]
presque tous les Jzulejos qui représentent des groupes de figures ou des omemens architectoniques.