DITE AUSSI ACTUELLEMENT : CHATEAU DE BORSENA
« L'année 1811, Élisa Baciocchi, princesse île Lucques el de Piombino, fil bâtir ce château aux Bains-de-Lucques dans l'endroit appelé Borsena. Après sa déchéance, elle le vendit en 1819, à l'ancienne reine d'Etrurie, devenue duchesse de Lucques. Ce château, même plus tard, se rattache à l'histoire anccdotique de la France. C'est là que successivement trouvèrent un refuge clandestin dans l'hospitalité généreuse et éclectique de Charles-Louis, duc de Lucques (le fils de Louis Ie', roi d'Etrurie, mort en i8o3), le prince Louis-Napoléon, qui devait devenir Empereur des Français, après avoir été l'un des vaincus de l'insurrection des Bomagnes en i83i, et la duchesse de Berry à la veille de sa descente en France.
« En 1884, le château fut vendu par le prince Henri de Bourbon, comte de Bardi au marquis Maurigi di Caslel Maurigi. On peut y voir beaucoup de souvenirs de la princesse Flisa qui s'entremêlent étrangement avec ceux des Bourbons, à commencer par la clef de la grande porte figurant son chiffre couronné, jusqu'aux chenets d'une cheminée aux initiales d'Flisc et de Félix Baciocchi. On peut aussi y observer son lit et différents meubles de fabrication parisienne, ainsi que sa magnifique baignoire en marbre rare transformée en corbeille de Heurs, un remarquable portrait de la princesse Elisa par un peintre du temps, et un autre, très rare de Napoléon Ier en uniforme de colonel italien
portani seulement la décoration de la Couronne de Fer el qui pourrai! être un nouveau et important document pour reconstituer la véritable effigie du grand
Empereur.
« Les décorations intérieures du château avaient été sensiblement modifiées à l'époque du mariage du prince héréditaire de Lucques le malheureux Charles III de Panne, avec M11" de France, en subissant la mauvaise influence du style de l'époque. Le marquis Maurigi di Caslel Maurigi, propriétaire actuel a en grande partie restauré les appartements dans le style primitif.
« Une curiosité singulière se remarque au plafond de l'ancien cabinel de travail de la princesse Élisa. Là, malgré que pendant plus de soixante ans les Bourbons aient été les propriétaires, esl restée intacte l'aigle foudroyante des Napoléons, sur laquelle souvent a dû se poser le triste regard de la fille du duc de Berry, qui, après avoir assisté dans son enfance à la ruine de la monarchie légitime, devait hériter du petit trône ensanglanté de Parme, duquel encore des mains françaises la renversèrenl pour aller mourir tristemenl st encore jeune. dans un double exil » (1).
I Note rédigée en 1893, par M. X. des Bains. - Jusqu'en 1811, le prince habitait aux Bains
une maison et une terre adjace. [uil avait achetées vers 18 m 1807, -m, le nom de
M. Rossi, d'Ajaccio. il vendit ces dernières en 1811. Voyez Arch. Lucq.. registre 193, - (Corresp. «lu Cabinet; Froussard à Rossi, 1" mai LS1J