ANGLETERRE
L'Angleterre élail peu représentée à Vienne, Celte al)slention est regreltaJjle, car la librairie anglaise olïVe plusieurs caractères spéciaux qui la distinguent de celle des autres pays. Mieux qu'aucune autre, elle peut, grâce au prix élevé auquel elle maintient la plupart de ses livres, conserver pour l'ensemble de ses publications l'avantage d'un papier plus fort et de plus belle qualité que ceux employés ailleurs pour des œuvres analogues, d'encres fort belles, et enfin d'un cerlain luxe dans l'enveloppe môme du volume.
Nous aurions voulu voir, à Vienne, pour les comparer aux ouvrages fraïu^ais du même genre, quelques grandes œuvres illustrées comme l'Angleterre sait en produire. Seul, un imprimeur, M. Gram, dont nous aurons à reparler au sujet de la lithograpliie, nous en fournit un type : Londres, publication de luxe, faite sur les dessins de notre compatriote Doré. Tout en n'étant pas sans mérites, l'œuvre, au point de vue typographique, donne prise à la critique : les encadrements rouges laissent à désirer, ini glaçage exagéré a écrasé le papier.
Nous ne devons pas en outre oublier que, si en Angleterre le prix moyen des livres est plus élevé (pTeii Krance, ce jtays est eutrc' des ])remieis et de
la manière la plus large, dans la voie des publications à bon marché, sans y abandonner les habitudes de soin qu'il apporte dans les autres. Mais l'Exposition de Vienne ne présentait en ce genre d'ouvrages d'autre spécimen que les publications de sociétés bibliques qui, par suite des conditions spéciales dans lesquelles elles sont fabriquées, ne peuvent pas servir de terme de comparaison.