‹ Les arts graphiques a l'exposition de VienneChapitre 9 sur 23 · ITALIE, PORTUGAL, ESPAGNE · texte numérisé non relu

ITALIE, PORTUGAL, ESPAGNE

Nous aurions voulu trouver dans l'exposition italienne la marque d'un progrès sérieux accompli depuis 18G7. Malgré une production considérable, ce pays reste stationnaire au point de vue du soin et du luxe dans la typographie. Nous pourrions répéter presque textuellement, en citant les mêmes noms, les appréciations du rapporteur de la dernière exposition universelle.

En attendant que l'Italie suive à son tour les exemples qui lui sont donnés de toutes parts, el redevienne digne de son ancienne renommée, nous devons cependant distinguer, au milieu de Tanias un peu confus que son exposition présente au public, (jiiehpies iiidivi(hialilés (ju'il convieni (rencoiii'ager.

Il faut citer M. Vallardi, de Milan, qui a un catalogue scientifique des plus importants; M. Vigo, à Livourne , qui imprime avec beaucoup de goût; M. BoNA, à Turin; M. Civelli, à Milan, qui exposait un Dante^ imprimé en deux couleurs, le texte en lileu, les commentaires en noir, dont la disposition typographique, quoiqu'elle ne soit peut-être pas des plus heureuses, témoigne d'une assez grande habileté. Enfin, la Monographie de la cathédrale de Monréal, exposée par M. Gravina, de Palerme, ouvrage accompagné de planches en chromolithographie, mérite d'être signalée, quoique la date de sa publication soit déjà un peu ancienne.

Le Portugal possède, outre l'Imprimerie nationale, j ustement appréciée et récompensée en 1 8(37 , quelques typographes habiles , notamment MM. Lallemant FRÈKES, dont les produits ne sont pas sans mérite.

L'Imprimerie nationale de Lisbonne rend à son pays de sérieux services. Les travaux qu'elle exposait à Vienne, et dont quelques-uns, tels que le Camoëns,se distinguent par une exécution typographique remarquable, témoignent chez cette nation d'un progrès réel qui, sans l'initiative ou le concours de l'établissement de l'Etat, n'aurait sans doute pas été accompli. L'Imprimerie nationale fournit, en outre, à riiiduslric |»iivée, une pépinière de bons ouvriers, el elle encourage les efforis individuels ])ar l'exemple

de ses budgets se soldant, chaque année, par des excédants de recettes.

Les événements malheureux au milieu desquels se débat l'Espagne ne lui ont pas permis de tenir un rang distingué à Vienne ; aussi l'exposition de ce pays n'était-elle que médiocre. Nous devons cependant citer don MicnAEL Guijahro, imprimeur-éditeur à Madrid, qui avait envoyé un ouvrage de luxe bien fjiit, les Femmes de l'Espagne; un journal illnstré, La Ilh(stracio7i espanola y americana, bien imprimé avec des gravures sur bois, et exposé par Abelardo DE Carlos ; et enfin une Iconographie des maladies de la peau, publiée par José Gil Doruegary.

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