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L’ART AMERICAIN

versent la pierre dans sa largeur, plusieurs fois de part en part, et cela tout simplement pour la suspendre, quand on pouvait employer un sertissage quelconque, bien moins long et moins difficile à obtenir.

Squir, dans sa brochure intitulé : Mexican

chalchinite (New-York, 1 865 ), donne des PIERRE FINE PERUVIENNE . . . Collection Wiener.

détails incomplets mais présentant plus de garantie d’authenticité que les anecdotes de quelques voyageurs, d’après les chroniques des Mexicains, des indigènes de Saint-Domingue et d'autres contrées. Ceux-ci se servent, pour scier la pierre et même aussi le fer, du fil de l’agave mordant; à l’aide de sable fin ou de sable même provenant de la pierre, ils faisaient les trous, dit-il, avec un perçoir vibratoire de canne ou de bambou, ainsi que de silice.

Le système de drille, formé d’un spiral tracé sur le foret, sur lequel s’emboîte une pièce mobile qui manoeuvre de bas en haut et fait tourner l’outil, est souvent pratiqué par les Indiens actuels, mais nous ne pouvons pas certifier de son usage avant l’arrivée des Espagnols.

Quoi qu’il en soit, la possibilité que toutes les sculptures sur pierres fines de l’Amérique ont été exécutées complètement à l’aide du foret manœuvré dans la paume de la main est très probable. La seule difficulté de ce procédé était de tracer les premiers linéaments du cercle sans dévier, mais pour maintenir le tube, ils ont pu se servir, d’après ce que M. Angrand nous a assuré, d’un mastic posé sur la pièce laissant des parties vides de la grandeur du cercle à exécuter; une fois sec et dur, ce mastic servait de guide au tube perforateur.

Le principe le plus simple de toutes les sculptures mexicaines

sur pierres fines du second système se retrouve encore plus facilement dans un autre petit monument de la collection Christy. C est une tète ronde bosse, laite par pans carrés avec une seule saillie dans le milieu de la face indiquant le nez, et deux trous ronds pour les yeux. Quelques rayures, simulant des dents de scie, figurent la bouche entr’ouverte, et de plus grandes rayures la coiffure. Que l’on fasse la comparaison de ce monument avec le bas-relief de la grande porte monolithe du temple de Tiahuanaco, et l’on verra facilement que ce dernier monument n’est qu’une représentation barbare du même art obtenue avec plus de difficulté ou d'impuissance.

Le troisième système ele gravure, celui où ne se trouvent que des lignes droites, a été surtout usité chez les Zapotèques , principalement pour essayer des représentations de figures rondes bosses ou pierres fines. Ici l’usure par le frottement a été combinée de manière à former trois plans, l’un pour le dos de la figurine et les deux autres pour les deux côtés, de façon à présenter un angle au milieu de la face principale. Le musée ethnographique qui s’organise au Trocadéro en possède toute une série rassemblée dans une vitrine de la collection Pinart.

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