Hérod. Clio. Ch
CUIVRES ORNEMENTÉS ET 'FRAGMENTS d’ÉMATIX PRÉSENTANT LES MÊMES ORNEMENTS.
Collection Ujfalvy. — Musée ethnographique.
représentait comme celui de Bacchus indien. Seulement, dans les sculptures perses la robe a une forme longue, des plis droits et raides que l'on ne trouve pas dans l'art persan1.
En somme, tout imparfaites et parfois grotesques que soient les reproductions de l'homme et des animaux par l'artiste iranien, nous devons les considérer comme une preuve de la persistance du goût des Persans pour les sujets les plus élevés de l'art.
En principe, l'ornement floral est persan ; le mélange de l'ornement géométrique à l’ornement floral constitue le style dit perso-arabe.
L'ornement moresque est purement géométrique, il n'admet aucune figuration florale ou animale; quand celles-ci apparaissent, elles constituent le style dit hispano-moresque.
Les ornements arabes du Caire nous paraissent les plus fins; ceux de Damas, les plus lourds. Les pétales sont moins détachés qu'à Rhodes. La fleurette, la palme allongée, mais non recourbée à l’extrémité comme dans l'Inde, est propre à la Perse.
Aux xvie et xvifi siècles, il semble que les peuples iraniens aient aimé les grands ramages, mais ceux-ci restent pour nous signe caractéristique des faïences de la fabrique persane de Damas.
En général, l'ornement persan n'a qu’un seul plan, l’ornement dit arabe deux, le moresque trois.
« Le caractère mixte d’un ornement pur, dit Prisse d’Avesnes, mêlé à une ornementation composée de fleurs naturelles, que nous avons considérée comme étant une des caractéristiques du
1. M. Schefer possède dans sa collection, la plus belle de Paris, deux carreaux émaillés, un peu plus grands que ceux du Chasseur , représentant l’un comme l’autre ,deux femmes debout de chaque côté d’un vase, vêtues avec cette richesse, cette ampleur qui ne le cèdent qu’à la beauté des couleurs, c’est-à-dire de l’émail. Ils sont évidemment de même date mais de meilleure fabrique que les plaques du Chasseur.
cfà.ocjrifrwjctt ,