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Cette prédominance, toujours observée dans le moindre détail de la décoration persane, d'une seule couleur sur toutes les autres donne la loi de l'unité de l'effet dans la polychromie asiatique, de son harmonie qu’il nous serait si facile d’imiter dans nos monuments, le jour où nous l’aurons suffisamment étudiée.

La rareté des tons rouges a été aussi remarquée par Place chez les Assyriens: « Le rouge ne s'y voit jamais, dit-il, peutêtre parce que les Assyriens ne savent pas l’employer au feu. » « M. Place a bien conjecturé, dit Beulé à ce propos1, et je puis justifier cette conjecture par des preuves.

« Le minium, composé de plomb et d'oxygène, doit être soumis à l’action du feu doux et avec beaucoup de précaution : autrement il passe au jaune. A Pompéï, on observe la trace d’incendies partiels, causés surtout par les lampes que les ténèbres du premier jour de l’éruption de l’an 79 avaient forcé les habitants d’allumer partout. Quand les chambres où ces petits incendies ont éclaté sont peintes en rouge, les parties atteintes par le feu ont tourné au jaune, le reste du panneau conservant son beau ton rouge. Ainsi les décorateurs napolitains, quand ils préparent leurs couleurs, savent traiter le minium. Ils le soumettent à un feu plus fort, quand ils veulent le décomposer en jaune ; ils appellent cela jaune brûlé. Je suppose que les Assyriens ont été moins habiles, qu'ils ont fait cuire le minium à outrance, et que le jaune orange qui domine dans leurs émaux n’est probablement que du minium brûlé. 11 faudra quelques expériences pour vérifier ou réfuter cette hypothèse2.»

11 n’y a qu’un malheur à cette observation, c'est que le minium

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