PÉRIODE. INDRA [?] ÉCRASANT LE GENIE DU MAL
-es encoignures sont ornées de figures qui rappellent les syrènes. — Encycl. Demmin.
L’ART khmer
daigne redescendre sur la terre, parfois il arrive d’ètre surpris, choqué de la sphère étroite où se meut l'art occidental; on sourit du poète grec pour qui deux collines bordent le monde, dont le ciel n’est qu'une vallée surélevée, dont les dieux ne sont que deshommes sujets aux plus petites cupations. On sourit même de l'artiste grec, sensible il est vrai au charme délicat des lignes, à l’ampleur des formes, à b harmonieuse finesse des silhouettes, à la règle, à la proportion, mais inventant peu, pastichant tout, ne se laissant jamais aller à son imagination, ne commettant aucun écart, ne voulant connaître et percevoir que ce que connaissent et perçoivent l’œil et la raison. Son influence dans l’art, c’est celle que le Nord a exercée sur le Midi : la Réforme sur le Catholicisme; l’influence du scepticisme et du sensualisme étroit, sur le spiritualisme insensé auquel l’Inde et l'Orient ont toujours appartenu.
L’art khmer nous paraît le mieux comprendre la limite, le but à atteindre, la proportion à affirmer; pour toutes ces raisons il doit prendre sa place entre l’art grec et l’art indou.
Le temple cambodgien est divisé en plusieurs parties ou
constructions différentes disposées suivant un plan généralement varié. Le temple lui-même, analogue au Vimana indou, est un sanctuaire rectangulaire élevé par une terrasse placée au centre des constructions.
Le sanctuaire de la divinité est accusé au loin par une tour pyramidale, la plus haute du monument, décorée à profusion, comme tout le reste de l’édifice, de statues, de bas-reliefs, de colonnes et d'ornements, véritable tiare gigantesque à
Quand la galerie accède à une de ces terrasses, elle s'accuse à l'extérieur par la reproduction du fronton du porche central, elle se relie aux enceintes rectangulaires qui entourent plusieurs fois l'édifice et rappelle quelque peu les cloîtres du moyen âge.
La plus importante des capitales du royaume khmer, ainsi
étages ou degrés terminée par une statue de divinité ou une fleur de lotus. Tous les motifs d’ornementation se répètent à chaque degré, variés seulement dans leurs détails et diminuant progressivement ou proportionnellement avec chacun de ces degrés.
A cette période l’exubérance des citai rs est une caractéristique de l’art indou. — Encycl. r Demmin. ‘ I1C6.