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ÉLÉPHANT CAMBODGIEN

Sculpture du musée khmer au Trocadéro. — Grav. extr. du Voys au Cambodge.

palok, pour la réveiller chaque matin, Mukh prohyalokporiari pour lui présenter le curedents et l’eau pour se rincer la bouche, elle a dû posséder son peintre pour lui colorer les yeux, Dhua , pour lui laver son linge, Changra , pour tenir l’inventaire de

l’art khmer

ses costumes. Et les ravissantes bayadères de ce fronton (voir page 269), ces séduisantes Devadassy aux ondulations fines et flexibles comme le roseau, devaient danser ainsi pour réjouir ses yeux, pendant que le rythme de leurs mouvements inspirait le sculpteur khmer, comme le fut Daoathia , le sculpteur indou !

L’ornement khmer a la richesse de la végétation inouïe de ces contrées. Ici le gardénia et les daphnés en fleur donnent naissance à une déesse qui présente le lotus bleu dont la forme est le principe général suivi par l’ornementation khmer; d’autres divinités, chargées de joyaux, dansent au milieu d’un nimbe; là, les monstres courent au milieu des tiges flexibles des jeunes bambous pour se dérober à la poursuite d’un héros; plus loin un brahmine est en extase, les singes se suspendent aux corniches, tour à tour les nains, les enfants et les oiseaux, les éléphants et la panthère, etc., apparaissent au milieu des acacias, des tulipes, des canneliers, et forment sur toutes les moulures du monument une broderie d’une vie, d’un intérêt sans égal.

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