‹ Les aspects pseudo-tuberculeux du poumon cardiaqueChapitre 16 sur 44 · UE EE · texte numérisé non relu

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logiques trompeurs du poumon cardiaque. Nous n’avons pas la prétention d'apporter, sur une question aussi peu connue encore, des lumières nouvelles : qu'il nous soit permis cependant, au terme de cette sorte de revue générale des complications pleuro-pulmonaires des cardiopathies et de leurs aspects pseudo-tuberculeux, de dresser la liste des images radiologiques pulmonaires anormales que tout praticien peut observer chez les cardiaques. Cette liste sera peut-être incomplète, mais en l’état actuel de nos connaissances, nous ne croyons pas qu'on puisse l’allonger beaucoup.

Quant à la base anatomique qui traduit l’image radiologique en question, là encore, l'interprétation peut prêter à l'erreur ou du moins à la discussion. Il ne fait pas de doute que d’ici quelques années on connaîtra mieux les signes pulmonaires des cardiopathies, crâce à la confrontation des faits anatomiques et des images radiologiques, grâce aussi à l’expérimentation, on arrivera à plus de précision dans leurs détails et dans leur signification. Actuellement, contentons-nous d'apporter quelques documents.

Nous étudierons successivement les images radiolociques :

1° au niveau du hile

2° au niveau du reste du champ pulmonaire

3° enfin, les images pleurales.

Bien entendu, cette séparation est, elle aussi arbitraire, puisque très souvent, on trouve des images

anormales en même temps au niveau du hile, dans

SRE

le parenchyme et au niveau des plèvres (Obs. I) et puisque dans bien des cas les images hilaires anormales se poursuivent très loin, jusque dans la plus crande partie du champ pulmonaire. Mais ce schéma a le seul mérite d’être clair et de correspondre en gros

à Ja réalité.

a) Les images hilaires

Hile normal. — Le hile normal, depuis les descriptions de DELHERM et de CHAPERON, nous est aujourd'hui bien connu. Rappelons tout de suite que, pour ces auteurs, les veines pulmonaires ne sont pas visibles à l’état normal. Si l’artère pulmonaire, par son tronc, forme l’arc moyen du contour gauche du cœur, par ses branches, elle constitue les ombres hilaires du poumon. À droite et à gauche, les artères pulmonaires sont nettes et bien visibles : de leur point d’émergence, elles divergent en faisceau, leur volume est régulièrement décroissante ,leurs contours sont nets et facilement dessinables.

Les bronches droites et gauches sont également visibles, on les observe facilement, si le cœur donne l’image du cœur allongé, vertical. Au contraire, chez un sujet à thorax large avec cœur transversal, l’ombre hilaire gauche est peu ou pas visible de face : l’artère pulmonaire gauche, la bronche gauche sont masquées par l'ombre médiane cardiaque, tandis qu’à droite la bronche entame le contour de l'oreillette droite. Tel.

est le hile normal, mais des causes d'erreur sont pos-

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