‹ Les aspects pseudo-tuberculeux du poumon cardiaqueChapitre 22 sur 44 · RARE · texte numérisé non relu

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; : . " » « hémoptysie, une pleurésie doivent être rattachées à leur origine cardiaque. Bien entendu, comme nous

L # # lé ® VA # n'avons cessé de le répéter, la preuve devra avoir été faite qu'il n’y a pas de tuberculose pulmonaire asso-

ciée par tous les moyens possibles.

Mais nous avons montré, dans ce travail que la cardiopathie occasionnait des modifications des images des champs pulmonaires. Il y a là un chapitre nouveau de diagnostic, celui de la différenciation avec les images radiologiques des affections pulmonaires et de la tuberculose en particulier ; nous allons y revenir plus loin. Disons seulement que ce diagnostic radiologique reste facile pour peu que l’on soit averti de

ces faits.

B. — Tantôt la CARDIOPATHIE EST LATENTE, méconnue, soit en raison de symptômes fonctionnels frustes ou inexistants, soit en raison de signes physiques ou radiologiques d’une grande discrétion. La dyspnée, la toux, les douleurs thoraciques sont là symptômes communs et à la tuberculose pulmonaire et à la cardiopathie; une hémoptysie, même si elle est abondante et de sang rouge, des crachats hémoptoïques, ne sont pas plus la signature de l’une ou de l’autre de ces affections. La recherche des antécédents d’un tel malade, l'interprétation des symptômes fonctionnels sont nécessaires; un examen clinique minutieux : examen des poumons aux sommets, dans les

régions sus et sous-claviculaires, dans les aisselles,

ane

permettront parfois d'éliminer la tuberculose pulmonaire, quoique nous sachions qu'il est fréquent de noter, au cours d'une tuberculose pulmonaire, l’absence de tout signe stéthacoustique: un examen du cœur en position debout et couchée, après avoir fait faire quelques efforts au malade, pourra déceler, même dans les formes frustes, l'existence d’un léger souffle présystolique, d’un dédoublement du second bruit, d’un souffle systolique mitral, d’un souffle diastolique discret d'insuffisance aortique perceptible seulement dans la région xyphoïdienne, etc..., tous signes qui donnent la signature de la cardiopathie.

L'examen radiologique au cours d’une cardiopathie reconnue ou tout au moins soupçonnée d’après les signes physiques, nous montrera un ensemble d’images — étudiées précédemment — à siège hilaire, parenchymateux et qui en elles-mêmes n'ont rien de caractéristique. Nous avons longuement insisté déjà sur ces images radiologiques pulmonaires des cardiaques : tantôt elles passent complètement inaperçues, tantôt elles sont vues, mais on est si peu habitué à elles que, en général, on risque de les confondre avec des images semblables dues à d’autres affections. Aussi nous croyons-nous autorisé à écrire qu il y a véritablement à faire un diagnostic radiologique des images pulmopaires notées au cours des cardiopathies, tant au niveau

du hile que du parenchyme.

1° Région hilaire. — Les hiles apparaissent chargés,

opaques, plus étendus que normalement, nous en

avons décrit les caractères, cependant l'erreur reste possible avec de nombreuses modifications hilaires dues à d’autres causes et des plus variées. Dans certains cas et pour peu que l’on soit averti, le diagnostic est relativement facile, c’est le cas des adénopathies simples qui, siégeant près de la base du cœur, apparaissent nombreuses, plus marquées d’un côté que de l’autre: en imprimant un mouvement de rotation au

sujet elles se déplacent, mais persistent.

Les adénopathies calcifiées donnent le même aspect,

mais plus opaques, formant un chapelet juxta-cave.

Plus difficile à reconnaître est l’adénopathie trachéobronchique; cette classique adénopathie, sur laquelle nous n'insisterons pas outre mesure tant il a été écrit récemment à son sujet, apparaît sous forme de masses périhilaires, opaques, arrondies, siégeant surtout à droite et desquelles s’étalent fréquemment en éventail quelques arborisations ; en position oblique antérieure droite, l’espace clair rétro-cardiaque peut être partiellement comblé par une masse sombre, opaque, qui peut prêter à confusion avec une grosse oreillette gauche ; on évitera une telle erreur par l’examen physique et radiologique du cœur.

On voit donc que cet aspect est très différent de celui des anomalies hilaires perçues derrière l'écran ou sur le film au cours des cardiopathies. Même quand il y a artérite pulmonaire, nous avons vu, par les des-

criptions détaillées, données plus haut (voir images

Ye

hilaires) que l’image est à la fois plus étendue, plus ramifiée, laissant voir les images des branches vasculaires plus nettement, même quand une sorte de grisaille enveloppe le tout.

S'il est facile de distinguer en général l’image d’un hile cardiaque anormal de celle d’une adénopathie hilaire tuberculeuse, il peut être plus délicat d'éliminer la dilatation des bronches: en effet, lorsque celle-ci donne des images anormales, visibles sur le film radioeraphique simple, il s’agit de bouquets, d’arborisations épaisses descendant du hile vers le diaphragme et ressemblant parfois aux ramifications du hile cardiaque. Cette ressemblance s’accuse d’autant plus que, à côté des bronches sclérosées, dilatées, les ombres vasculaires elles-mêmes, chez ces malades, sont plus nombreuses et plus opaques. Certes, les arguments cliniques prennent ici toute leur valeur, il s’agit de malades bronchorréiques avec signes d’auscultation pulmonaire beaucoup plus gros. Mais, à ne juger que sur les seuls signes radiologiques :l pourait y avoir hésitation, bien que dans la dilatation des bronches l’extension du réseau ramifié péri-hilaire se fasse beaucoup moins vers le milieu du champ pulmonaire et beaucoup plus le long du cœur jusqu'à la partie interne des deux hémidiaphragmes. S'il existait des doutes, il suffirait d’injecter du lipiodol dans la trachée pour voir apparaître les images typiques de l’ectasie brenchique : bandes longitudinales remplies de lipio-

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