DES
Nous tenons particulièrement ici, à exprimer toute notre reconnaissance à M. le Professeur MOURIQUAND, qui nous a aidé de ses conseils. Nous apportons plusieurs observations de la Clinique Médicale Infantile, dues à son obligeance.
Nos bien vifs remerciements vont à M. le Docteur PÉHU, qui nous a donné, avec les directives de ce travail, tous les documents nécessaires à son élaboration et communiqué la plupart de nos observations et radiographies provenant d: son service de l’hôpital De-
brousse.
Historique
C’est en 189,6, un an après la découverte des rayons de RŒNTGEN, que M. le Professeur Boucxarp présente à l’Académie des Sciences de Paris, la première radiographie d’un poumon tuberculeux.
A partir de cette date, les travaux se multiplient. MM. BÉCLÈRE, Oupin et BARTRÉLEMY font, en 1897, une publication sur les applications de la méthode de RŒNTGEN au diagnostic des lésions de l’appareil respiratoire.
Francis WiLLiaM, dans un article publié par le British Medical Journal, le 16 avril 1898, « Some of the Medical uses of the Rœntgen rays », eut le mérite de signaler le premier l’ombre que donne la pneumonie à la radioscopie.
MM. VarioT et CHICOTOT, complétant leurs précédentes recherches sur la pneumonie, apportent, le 22 décembre 1899, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, des observations sur le diagnostic différentiel de la broncho-pneumonie et de la pneumonie franche chez l'enfant. Dans la broncho-pneumonie, disent-ils, la radiologie ne donne que des nuances d’opacité. d’une appréciation assez délicate. Ces ombres de-
De ou
viennent surtout visibles par contraste avec la transparence sur un champ pulmonaire plus éclairé. Au cours de la pneumonie, au contraire, il existe dans la région où l’on perçoit la matité, le souffle tubaire et les râles crépitants à l’auscultation, une ombre radioscopique très nette et très foncée.
En 1904, dans l’ouvrage de M. BÉCLÈRE sur les Rayons. de Rœntgen et le Diagnostic des Maladies internes, on note à propos du diagnostic de la broncho-pneumonie: « Les foyers de broncho-pneumonie lobulaire, en raison de leur petit volume et de l’atmosphère congestive qui les entoure manifestent seulement leur présence par de faibles ombres, mal délimitées, excepté toutefois quand ils sont confluents ».
La notion qui semble prévaloir est que la bronchopneumonie ne donne pas d'ombre appréciable à la radioscopie. Cette affection n’est d’ailleurs pas systématiquement étudiée à ce point de vue.
L'étude radioscopique de la pneumonie, au contraire, est précisée par de nombreux auteurs.
En Allemagne, RIEDER en 1906, R. Von JAKscH et H. Rorxy en 1909, J. BrrINEr en 1910, rapportent des cas d’hépatisation lobaire observés à l'écran alors que tous les autres signes étaient négatifs. À
Mais c’est surtout à l’école lyonnaise, avec MM. les Professeurs WEILL et MOURIQUAND, que revient le mérite d’une étude magistrale de la radiologie pulmonaire de l’enfant. M. le Professeur WEILz et M. Lucien THÉVENOT publient, en 1907, leurs premiers résultats,