‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 36 sur 74 · AMÉNAGEMENT DES FRAISIERS · texte numérisé non relu

AMÉNAGEMENT DES FRAISIERS

Certains amateurs ne se contentent cas de manger des fraises seulement pendant la saison où elles apparaissent, ils veulent en avoir le plus longtemps possible. Nous allons donner le moyen d'en ^voir toute l'année.

La variété dite des Quatre-Saisons, était, il y a quelques années, celle que l'on cultivait de préférence pour avoir des fraises de mai à octobre ; maïs, depuis que les nouvelles variétés sont connues, on en a restreint la culture, et elles ne servent plus qu'à* combler le vide laissé par celles-ci.

Pour prolonger la durée des fraises, il faut recourir à un aménagemenL

Les espèces hâtives, plantées- à bonne exposition,

LES FBAISËS 93

dans un terrain léger, donnent des fruits à la fin de mai.

Les espèces de moyenne maturité en produisent pendant tout le mois de juin.

Les variétés tardives au commencenient de juillet.

Plantées à l'exposition du nord, dans un sol froid, en empêchant le soleil de les atteindre avant le mois de juillet, en les ombrant avec des paillassons ou des branchages, les variétés tardives donneront leurs fruits à la fin de juillet.

A partir de ce moment, il ne reste plus que les . Quatre^-Saisons dont les fruits deviennent médiocres, dès le 15 août m nord; mais, en choisissant de bonnes variétés, on pourra prolonger la récolte jusqu'en octobre.

^ DES IÎ^ÔECTËS nuisibles AXJ FRAISIER

Les insectes qui s'attaquent au fraisier ou à ses fruits sont : le ver blanc, la taupe, la fourmi, la chenille, le ver gris, la limace et le mille-pieds ou scolopendre, que Ton peut appeler mille-pieds des fraises (juins fragarum).

Ver blanc^ ver de hanneton. — Ce ver est connu de tout le monde par les ravages qu'il cause dans les jardins et dans les champs. En quelques semaines il dévore facilement un carré de fraisiers : c'est leur plus redoutable ennemi*

Il n*y a pas de moî^en efScace pour le combaltre qui soit connu.

On avait proposé le soufre en poudré; mais nous avons Reconnu qu'il n'a aucune action. L'engrais Baron-Chartier est également de nul effet.

La taupe fait un tort coïisidérable aux fraisiers en les culbutant ou en ouvrant des galeries souterraines qui les font périr, en. les déracinant ou en les isolant.

Pour se débarrasser de ce fâcheux animal, il faut le guetter et le tuer ou lui tendre des pièges. Toutefois, il faut peu compter sur ces derniers, «car il a l'odorat très-fin, et il sent de très-loin la terre remuée par la main de l'homme et les pièges qui lui sont tendus.

La fourmi attaque les fraises,' comme elle attaque tous les fruits. Pour s'en- débarrasser, on place sur son passage des assiettes contenant un peu.de miel ou de sirop, Quand elles sont réunies en grand nombre, on les tue avec de l'eau bouillante, qu'on verse dessus.

On peut aussi détruire les fourmilières en y introduisant un peu de miel pour attirer les insectes dans le même endroit; on y verse également de l'eau bouillante.

Chenille. — Il y a une petite chenille qui attaque le fraisier au printemps et en dévore les feuilles. Nous ne connaissons pas d'autre moyen de la détruire que de la rechercher et de l'écrasep sur les feuilles aussi-

lot qu'on s'aperçoit qu'elles sont trouées ou dentelées.

Ver gris. — Le ver gris ressemble assez au ver à hanneton, quoique plus polit et pins foncé en couleur; il coupe comme lui le fraisier entre deux terres, au printemps surtout. Aussitôt qu'an pied de fraisier est fané, il faut le découvrir jusqu'aux racines et enlever lever qui le ronge; il n'y a pas d'autre moyen de le détruire.

Limace. — La limace est trôs-friande de la fraise et, lors de la maturité, elle mange toutes celles qui sont à sa portée. On s'en débarrasse en entourant les pieds de fraisiers de cendre, de sciure de bois, où elles s'embarrassent. On les prend alors, et on les embroche avec un fil de fer ou une baguette de bois dur taillée en pointe. On peut aussi: faire de petits tas de sonde distance en distance; comme elles en sont, très friandes, elles s'y amassent, et on les détruit comme nous venons de le dire.

Le mUle-pieds des fraises. — Ce verpetit et très-long s'introduit dans la fraise et la mange. Nous ne connaissons aucun moyen d'empêcher ses ravages, si ce n'est de ne. pas laisser les fruits mûrir de trop et traîner à terre.

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