‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 46 sur 74 · CULTURE HÂTÉE · texte numérisé non relu

CULTURE HÂTÉE

La culture hâtée a pour but de récolter des fraises «, avant Tèpoque de la maturité ordinaire* ^e se divise

eu deux parties : la culture sur ados à bonne exposition et la culture sous châssis.

Culture hdtée sur ados. — Pour celte culture il suffit de planter sur des ados inclinés au midi (voir Culture hdtée des asperges ), des variétés hâtives de fraisiers. On les protège contre le froid par des couvértures,et quand arrive le mois de mai elles donnent des fruits en abondance.

Les fraisiers destinés à cette culture doivent être mis en place au printemps et soignés tout l'été. On peut aussi, et cette méthode est préférable dans certains sols, repiquer en motte en septembre ou fin août des fraisiers élevés spécialement à cet effet.

Pour cela, dès le printemps, on plante des filets de Tannée précédente à 20 centimètres entons sens; on les soigne durant tout Tété, puis on les lève en motte et on les repique sur des ados inclinés à 25 ou 30 degrés. On les abrite du soleil, et au mois d'octobre on a des plants très-forts. Il est entendu, toujours, qu'on doit e;ilever tous les coulants au fur et à mesure qu'ils se' montrent. Les plants ainsi élevés donnent une abondante récolte un mois avant ceux de pleine terre. On plante à 30 centimètres en tous les sens.

Culture sous châssis et sur couches. — On fait une couche par les procédés ordinaires; du 25 janvier au 15 février on la garnit de sa bâche et de ses châssis; cela fait, on lui laisse jeter son feu et on y place les fraisiers en motte, à la distance de 30 centimètres en tous sens et en quinconce; on paille; on arrose et on

106 LES FBAISES

replace lee cbâAsis. On couvre pendant les froids et la nuit avec des paillassons, on donne de Tair, on découvre quand il fait chaud et beau ; mais il faut enfermer Tair chaud de bonne heure en rabattant les châssis les jours où Ton dbnne de Tair et- ne pas attendre que le soleil ait disparu. Généralement on oo- Tre en février de 10 heures du matin à 3 heures et on , ferme. En mçirs on peut ouvrir de 9 à 4 heures, environ, selon la température.

En un mot,il faut garantir la couche du froid et la réchauffer par tous les moyens possibles ; à cet effet il faut savoir découvrir quand il fait chaud, couvrir quand il fait froid^ placer du fumier autour des coffres, etc., etc.

On arrose avec de Teau tiède pour ne pas refroidir lacouche et arrêter la végétation ; les arrosages doi« vent plutôt être des bassinages, car trop d'eaù nuirait à la plante. On ne doit arroser que quand ou voit que la terre est sèche,' à qiielques centimètres de profondeur.

Les bassinages se donnent toujours le soir avant de baisser les châssis.

Il faut avoir soin d'effiler la plante, d'esherber pei^ dant toute la durée de l'opération.

Au moment de la floraison et quand une partie des fruits sont noués, on supprime touteé les dernières fleurs qui' ne donneraient que de petits fruits tardife. A cette époque on donne le plus d'air possible, et s*il fait chaud dans le milieu du jour on ombre avec des

paillassons de 11 heures à 2 heures et demie et même à 3 heures.

Le fraisier a surtout besoin d'eau quand ses fruits sont noués; il faut donc lui en donner fréquemment dans ce moment; surtout qu'on n'arrose pas avec des jus de fumier et autres engrais liquides, on tuerait la plante et on perdrait la récolte; mieux vaut de Teau pure et tiède qu'on verse au pied du fraisier sans mouiller les feuilles. On ne doit cesser d'arroser que . lorsque les fruits commencent à se colorer.

Indépendamment de tous ces soins, il faut aussi voilier aux insectes qui peuvent détruire tous les fruits mûrs en une seule nuit. (Voir Insectes nuisibles.)

Page 1