‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 61 sur 74 · CHARPENTE DU FIGUIER · texte numérisé non relu

CHARPENTE DU FIGUIER

La charpente du figuier est très-façUe à établir, elle consiste en bifurcations qui se répètent tous les

Fig. 23.

ans sur les rameaux. Ainsi, en. supposant un arbre muni d'ime belle pousse d'un an,. on ne réserve que deux boutons à bois, l'un à droite, l'autre à gauche, la première année. A la seconde, on laisse encore deux yeux se développer, et ainsi de s^te tousses

ans, de manière à distribuer les branches comme an le voit fig. 23, représentant Textrémité inférieure des quatre branches-mères d'un figuier de Tàge de huit à dix ans. Il arrive souvent qu'au lieu de quatre mères-branches, on n'en peut obtenir que deux ou 'trois, par suite de la mort des autres; dans ce cas, on y remédie en laissant croître les drageons bien placés qui sortent du pied,

RAVALEMENT DU FIGIJIER

Ravaler le figuier, c'est raccourcir les branches qui en composent la charpente quand elles sont devenues trop longues ou qu'elles sont malades, mortes • ou mutilées.

Il est bien rare qu'un figuier porte des branches de vingt-cinq ans entières ; car souvent, avant cet âge, on est obligé de les raccourcir, parce qu'elles envahissent le terrain, qu'elles se croisent avec celles des figuiers voisins ; qu'elles périssent par suite des blessures qu'on leur fait en les enterrant ou en les déterrant; ou encore parce qu'elles sont dégarnies de leurs branches latérales, et qu'elles ne forment plus ainsi qu'unç grande gaule sans ramifi* cations.

C'est au mois de mars que l'on fait cette opération, bien qu'on puisse la faire aussi lors de la taille d'automne. Elle consiste à enlever les grandes branches •jusqu'à la moitié qu au tiers de leur longueur en les

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coupant derrière une bifurcation, oa une brtacdis déjà forte qui puisse remplacer celle que i'on enlèye et rétablir la charpente. Ainsi, si Toa vouledi ravaler la couche de figuier décrite en la figure 22, il faudrait couper la branche dont on ne Toit qu'une partie dans la figure, aux traits LL, pour que les gros^' i ses branches A ou B pussent servir au remplace^ ment de celle supprimée.

Ouand*on fait des amputations sur le figuier, il est toujours prudent de remplir le trou de la moelle avec du gbudron et d'en recouvrir la plaie. Le goudron qu'on emploie à cet effet est un composé de résine et • dé suif en proportion telle que le tout forme une pâte susceptible de ne pas se briser, et cepetidant de se dessécher suffisamment.

REGÉPAOE

On nomme recéper l'opération qui consiste à couper la totalité des branches du figuier jusqu'à 10 centimètres de profondeur, c'est-à-dire jusqu'à la naissance des racines. Elle se pratique ordinairement avant l'hi* ver. On fait une butte de terre de 40 à 50 centimètres sur la souche pour l'hiver ; au printemps, on débute comme on le fait pour les autres figuiers, et les pousses ne tardent pas à se montrer. Cependant il arrive quelquefois qu'elles ne sortent qu'à la seconde année*

On peut aussi recéper au printemps lors du relevage» quand on s'aperçoit qu'une couche s'est perdue ,

p^ant Tbiver; mais il se faut pas se hâter de le ' faire, surtout si le figuier n'est pas vieux, car il con*tinue souvent à végéter malgré des blessures çfui seraient mortelles pour un autre arKre. D'ailleurs, quand le figuier est jeune, il reperce soi^vent, sur les racines, des pousses qu'on utilise pour remplacer les vieilles branches usées. '

En général, il faut être très-sobre de recépage ; car il supprime la récolte pour plusieurs années ou il la diminue considérablement.

S'il arrivait qu'après le recépage il sortît des branches de i°»,50, il faudrait les raccourcir à 60 centimètres, au printemps suivant, pour les faire bifurquer et continuer de le faire pendant tout le temps qu'elles atteindraient une longueur d'un mètre, afin d'empêcher que le figuier s'allonge trop.

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