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MM. Balthazard et Nicloux (1) qui le définissent ainsi : « Le coefficient d'empoisonnement c’est le rapport de la quantité d'hémoglobine rendue inutilisable par suite de sa combinaison avec l’oxyde de carbone à la quantité d'hémoglobine totale pour un volume de sang déterminé... »
Il suffit pour cela de doser la quantité d'oxyde de carbone contenue dans un volume de sang déterminé, de rechercher ensuite la quantité maxima d'oxyde de carbone que le même volume de sang peut fixer et de faire le quotient des deux chiffres obtenus.
(Nous renvoyons, pour le détail des‘opérations, à l’observation IIT où elles sont décrites).
Le médecin-expert ne procédera pas à ces opérations luimême car il lui sera toujours adjoint un expert toxicologue.
11 devra cependant lui remettre le sang nécessaire au dosage de l’oxyde de carbone et à la recherche du coefficient d’empoisonnement.
Pour cela lors de l’autopsie, après ouverture du péricarde, | on sectionne la pointe du cœur et après avoir placé sous Île cœur une capsule, on le comprime et on recueille ainsi une certaine quantité de sang pur. Il est.bon de faire refluer le sang des gros vaisseaux vers le cœur par des pressions sur le foie et sur les poumons. On peut recueillir ainsi facilement une centaine de grammes chez l'adulte, une trentaine de grammes chez l'enfant.
Il est cependant néceésaire de savoir que le coefficient d’empoisonnement est supérieur à 0,50, d’une valeur égale ou supérieure à 0,60, avec une valeur moyenne de 0,66 ainsi que l'ont prouvé les observations de MM. Balthazar et Ni-
eloux : « La mort survient quand les deux liers de l’hémo-
(1) V. BALTHAZARD, loc. cit., page 14.
STE globine sont saturés par l’oxyde decarbone, ou.ce.qui revient au même, quand l'organisme ne dispose plus-que du tiers de la quantité normale d'oxygène » (x). |
On a pu observer des valeurs très élevées de ce coefficient allant jusqu’à 0,74 «et 0,77. On ne les trouve que dans les asphyxies très rapides, nous en avons déjà parlé à propos d'un cas d’infanticide par le gaz d'éclairage. Les valeurs basses, mais ne s’abaissant jamais au-dessous de 0,60, sont dues au contraire à des asphyxies prolongées (de > à'8 heures) ou encore alors que l'individu en état d’asphyxie a pu respirer de l'oxygène. |
On voit l'importance très grande .de la recherche du -coefficient d'empoisonnement. Celui-ci, recherché dans tous les cas de mort suspecte permettra d'éviter au médecin-expert-de graves erreurs lourdes de conséquences. | x + k ie
- (1) V. BacrHazaro. loc. cil., page 17.
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CONCLUSIONS
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Pour éviter de méconnaître une asphyxie mortelle par l'oxyde de carbone et pour conclure à sa réalité, il faudra :
1° En présence d'une mort suspecte ne se révélant par aucun caractère extérieur particulier, que le médecin de l’état civil refuse le permis d’inhumer et lorsque l’autopsie n'aura pas permis de trouver des lésions añatomo-pathologiques expliquant d'une manière rationnelle et évidente les causes du décès, que le médecin-expert songe toujours à la possibilité d'une asphyæie par l’oxyde de carbone ;
2° IT devra, en ce cas, recourir à l'examen speclroscopique du sang comme réaction d'orientation, car celle-ci même positive, ne suffit pas pour affirmer que l’oxyde de carbone est la cause unique et suffisante de la mort ;
3° JL sera indispensable de déterminer, suivant la méfhode de MM: Balthazard et Nicloux, la valeur du coefficient d’empoison nement qui est toujours supérieur à 0,5Q, presque toujours supérieur à 0,60 et en général au voisinage de 0,66 pour conclure d’une manière formelle et irréfulable à l'asphyxie mortelle par l’oxyde de carbone.
2 Vu :
Vu: Le Président de la Thèse, Le Doyen, BALTHAZARD,