‹ Les Asphyxies méconnues par l'Oxyde de CarboneChapitre 5 sur 20 · LS AD PS · texte numérisé non relu

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que l’asphyxie oxycarbonée a des caractères spéciaux et des symptômes qui ne la révèlent pas d'emblée.

On à décrit un aspect caractéristique du cadavre du sujet ayant succombé à l’oxyde de carbone. L'on a insisté sur les lividités cadavériques de siège paradoxal (face, thorax, partie antérieure des cuisses). Il faut savoir les distinguer d’abord des lividités produites par l’intoxication par l'acide cyanhydrique et qui peuvent très facilement être confondues avec celles dues à l’oxyde de carbone. On peut rencontrer encore les Lividités rosées chez les noyés. Parisot (1) les a observées chez un sujet mort dans un café des suites d’une tuberculose pulmonaire arrivée à la dernière période. Etienne Martin met en doute leur valeur pathognomonique car il a pu les trouver sur la plupart des cadavres et spécialement chez les individus morts de froid (2).

Mais ce qu’il faut bien savoir, c’est que ces lividités peuvent totalement faire défaut. E. Martin et Lacassagne ont écrit : « Il y a non seulement des pendus blancs et des pendus bleus, mais des intoxiqués roses et des intoxiqués blancs. »

Si, ce qui arrive fréquemment, on trouve le cadavre dans un lit;gle médecin appelé, s’il connaît mal la question de l’oxyde de carbone, cherchera dans ses connaissances médicales toutes les causes de mort subite et rangera le cas présent sous une rubrique quelconque et un peu au hasard. Le sujet sera mort « d'une hémorragie cérébrale ou était un rénal ou un cardiaque méconnu » et passera ainsi à côté de la cause de la mort.

L'asphyxie oxycarbonée déterminant parmi ses manifes-

(1) P. Parisot. L'inloxication oxycarbonée méconnue et ses consequences rudiciaires. (11° Congrès de médecine légale de langue française). Paris, 4912.

(2) Moureaux. L'expertise médico-légale dans le cas de mort due à l'oxyde de carbone, page 13 (Thèse de Lyon).

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