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tations de début des vomissements, on pensera soit à un suicide au moyen d’un toxique, soit à un homicide dû à la même cause. Le fait s’est déjà présenté et a entraîné de graves conséquences judiciaires. Nous citerons pour mémoire la fameuse affaire R... de Rouen où Brouardel, Ogier, Descoust furent chargés de l’expertise en revision.
OBsERvATION I. — Le dimanche de Pâques, 10 avril 1887, route de CG... à B..…., près de Rouen, dans une maison qu'habitaient les époux D..., on trouve le mari mort et déjà en état de rigidité cadavérique, et à côté de la porte du cellier le cadavre du nommé C..., frère de la femme D... La femme D... est arrêtée et semble en état d'ivresse très marqué. Le lendemain la femme D... est interrogée par le Procureur de la République et son état persistant d'ivresse frappe le magistrat.
Le 12 avril l’autopsie des deux cadavres est pratiquée par le docteur K... qui, parmi toutes les lésions relevées, insiste dans son rapport sur la gastro-entérite.
A l'analyse toxicologique des viscères on ne relève aucune trace de poisons minéraux’ ou alcaloïdiques. Les experts envisagent la possibilité d’une intoxication par la poudre de cantharide bien que les extraits préparés avec les viscères n'aient point offert les propriétés (vésicantes) de la poudre de cantharide et de la cantharidine.
La femme D... est cependant maintenue en état d’arrestation, inculpée d’empoisonnement sur les personnes de son frère et de son mari, traduite devant la Cour d'assises et condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
. En 1888, les époux E... deviennent les locataires de la maison. Plusieurs fois des malaises furent ressentis par eux (céphalées, troubles gastro-intestinaux). La femme E... est la plus atteinte car « elle restait constamment chez elle » (enquête du juge de paix).
Le 28 mai, la femme E... est trouvée morte. Le médecin qui constate la mort l’attribue « probablement à la rupture d’un ané-
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° vrisme. » Le sieur E..., à la suite de la mort de sa femme, quitte la maison. |
En 1889, la maison est louée aux époux F... qui, à la suite de malaises très prononcés, sont trouvés un jour évanouis. Le sieur E... porte des blessures qu'il s’est faites en tombant. Dans la cave on retrouve le cadavre du chat.
Or, sur le versant de la colline où est adossé la maison, se trouve un four à chaux. L'ouverture supérieure du four à chaux est au niveau de la cheminée de l'habitation. L'ouverture inférieure, dans la cour, tout près de la porte du cellier.
« Dans ces conditions, les décès des sieurs D... et G..…., de la femme E... peuvent être imputés à l'oxyde de carbone se dégageant des combustions lentes se produisant dans le four à chaux. L'oxyde de carbone pouvant pénétrer dans certains cas (suivant la direction du vent) par les fissures du toit de la maison, peut-être aussi par les fenêtres. De plus, la maison est précédée d’une cour formant un espace clos où les gaz dégagés par l'ouverture inférieure du four à chaux créent une atmosphère toxique, et l'on peut supposer qu'il existe des fissures dans le mur et dans le sol du terrain sur lequel est construite la maison... »
Le docteur K..., dans son rapport, lors de la mort des sieurs Lie et G..., a relevé tous les signes de l’asphyxie par l’oxyde de carbone (lividités rosées de siège paradoxal, sang rosé; urine rosée, etc.), et dans les interrogatoires, on a noté les malaises (céphalées, troubles gastro-intestinaux ; litubation qui a fait penser à l'ivresse), troubles très prononcés chez la femme D...
Le procès de la femme D... a été revisé ; celle-ci, reconnue innocente, a obtenu une indemnité de 100.000 francs.
Un autre cas peut encore se présenter : le cadavre est trouvé couché dans une chambre et on relève sur lui, à la levée du corps, des ecchÿmoses qui font penser à la possibilité d’un décès survenu à la suite de violences, alors que c’est la victime elle-même qui, en se débattant au cours des phénomènes
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