‹ Les Asphyxies méconnues par l'Oxyde de CarboneChapitre 7 sur 20 · RS VC · texte numérisé non relu

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convulsifs du début de l’asphyxie, a déterminé ces ecchymôses en se heurtant contre les murs ou contre les montants du lit.

- Herlitzka a en effet démontré que l’oxyde de carbone produit d'abord, par suite de l’anoxhémie, une augmentation de

l'excitabilité des centres nerveux, puis une paralysie de

l'écorce de la moelle et enfin du bulbe (1). On peut voir, après une période d’excitabilité, l'instant où les muscles deviennent inexcitables. Expérimentalement, plongés dans l’oxyde de carbone, ils perdent leur excitabilité.

Les lésions banales dues aux manifestations convulsives s'expliquent donc naturellement. Indiquons en passant que le siège pourra mettre sur la voie de leur pathogénie. Elles siègent en effet dans tous les endroits où la peau est en contact avec des points résistants (coude, genou, épaule, malléoles, etc.). On verra cependant des médecins essayer de les expliquer par des actes criminels de violence.

Nous empruntons l'exemple suivant au professeur Parisot,

de Nancy : s

Ogs. IL. — La jeune X..., âgée de 2 ans 8 mois, meurt sans qu'on ait appelé un docteur ; elle présente sur le corps des plaies et des ecchymoses ; le médecin de l’état civil invoque cette particularité pour refuser le permis d'’inhumer. Une information judiciaire est

ouverte, il n’est bruit dans le voisinage que des mauvais traitements ‘subis par cêt enfant, la presse en fait une enfant martyre. Chargé

de cette expertise, je suis frappé par la teinte rosée très nette du

visage, des bras et des jambes qui avait échappé à mon confrère ; l’autopsie révèle la coloration rosée des organes et la bénignité des

lésions extérieures qui avaient été produites par des chutes. L’ana-

(1) Hercrrzka. Action de l’oxyde de carbone sur le système nerveux. Archives ilaliennes de biologie, 1904, page #16.

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