C. Juiiiis Pardalas
/?cv.arc/ieo/., juillet 1880, p. 10/1.
L'expression ÈSo^sv roTs êni Tfîï Àff/as ÈXAvcrtv <iui figure ici ne se rencontre guère qu'au i" siècle
i" siècle.
Philippe de Tralles
Ruinart, Acla marlyrum, p. k'i. .
M. Ulpianus Appuleius Eurycl(!S
G. 1. G., 3830, add., p. loGo.
Peut-être Euryclès fut-il une
seconde fois grand prêtre sous Commode (C. /. G., 37^1) ...
iCa ou i63.
M. Cl. i'.Vediiis Aiiloniiius
Hermès, 1878, p. 33; cf. Hermès,
M. Ulpius Trypboii
u° siècle.
Entre Ajilouin et
Ti. Claud. Fronloiiiatius
Caracclla.
(deux fois)
Biillet. de corr. hellén., 1878, p. 5-j3
11° ou m° siècle.
Carminius Claudiaiius . . .
Ihiilem.
Ibidem.
Ibid. FI. Apphia est dite àp-^ispe'ta Aaias
Deux persomiaffes iiicon-
nusqui eurentpour v':6s
et pour éxyovoe un certain Arijjiiolus, vivant à
l'époque de (laracalla . .
a. i. G., 3497. Cf. 3'i8/t
Ibidem.
c'est-à-dire dans la langue officielle. C'est à peine si dans une inscription du temps des Flavicns nous apercevons un «asiarque des temples d'Ephèsew^^'. Il semble donc qu'à l'origine le pontife d'Asie portât uniquement le titre d'dpxispsvs. Faut-il croire que ce titre ne satisfit pas pleinement la vanité des hommes, et qu'on finit par ne plus le trouver assez pompeux ni assez clair'-^? Toujours est-il qu'au second siècle celui d'asiarque devint moins rare, et qu'au uf siècle il domina tout à fait. Parmi les asiarques de qui nous savons vers quelle époque ils ont vécu, un se place sous Trajan et un autre sous Hadrien; une dizaine sont contem|)orains de la dynastie des Antonins; vingt-six s'échelonnent depuis Septime Sévère jusqu'à Gallien. De même que les assemblées provinciales, d'abord convoquées dans une intention religieuse, se transformaient à la longue en une sorte de rouage administratif, de même aussi le titre de leur président, tout sacerdotal au début, prenait peu à peu un caractère exclusivement civil , si bien qu'il exista encore des asiarques et des syriarques au début du v" siècle, quand l'Empire était déjà tout chrétien ^^l Voilà une hypothèse. On pourrait à la rigueur lui en substituer une autre. Les asiarques ne datent pas de l'Empire. Strabon en signale un qui fut l'ami de Pompée. Ces hommes étaient regardés comme les premiers personnages de la province, et il y en avait plusieurs dans chaque cité, dès la fin du règne d'Auguste. Strabon l'affirme pour la ville de Tralles^'\ et le témoignage des Actes des Apôtres concorde avec le sien ^^K II est vi-
t') C. 1. G.) '2l\C)h. M. Frolinor place celte insciiptioii sous les Flaviens, à cause (le la forme des omégas {Inscr. grecques du musée du Louvre, p. i3i).
f-' C'esl Topinion de Marquardt {Eph. epigr., I, 911).
(') Code Tlicod., XV, ix, 3 (conslilution datée de hoç)) : «Exceptis. . . syriarcliis, a{;onollielis, itcmque asiarchis et céleris.»
^''' SlraLoM, XIV, p. 6/19:11 rùv T paXXiavcov -ctoAiî. .. avvotxeïrai jiaXoùs, ei ris aXXï] Tùûv «axà ir^v Aaiav , xtito eCnopatv dvOp'Jnsuiv , xai àei rives e| «ÙTrjs eiaiv 01 'vspurexiovrss Karà t}\v èitapy^iav , oijs Xaiip-^as xctXoîjaiv. ilv ïlvOôScopôs te îjv, dvrip Nvooteùs rù è^ àp)(^vs, SKeîaf êè f/eraSsër/xàs aià rriv ÈTn^dveiav Koù êv rrj 'srpos lloyLTsrUov (^iXia Siaitpé'ncûv fier' ôXt-ycov.
'^) Actes des Apôtres, xix, 3i : Tivès Se «.ai rôôv Acriap^ûv, ovrcs aw^ (piXot, "sssfi-^avres 'znpos aùrov -aapsuâXovv firt Suvvai èavràv eis -lù Q-éarpov.
sible que c'est là une catégorie de notables où l'on entre moyennant certaines conditions qui nous échappent. Il vint un temps probablement où nul n'y fut admis qu'après avoir occupé le sacerdoce suprême d'Asie. Les asiarques dès lors formèrent, comme autrefois, une espèce d'aristocratie provinciale, mais recrutée exclusivement parmi les àpy^ispsî? sortis de charge. Le caractère honorifique de ce titre se marque bien sur les monnaies. Les légendes qu'elles portent, malgré leur extrême concision, réservent toutes une place à cette appellation, quand le magistrat éponyme qui les signe a le droit de la prendre; souvent même elles préfèrent, pour la mentionner, négliger l'essentiel, et passer sous silence la fonction municipale qui sert à déterminer l'année '^\ On s'est étonné que les monuments asiatiques ne soient jamais datés par les noms des asiarques, et qu'ils le soient fréquemment par ceux des grands prêtres ^'^l Cela provient de ce que cette dernière dignité durait un an, tandis que l'autre était viagère. Etre asiarque signifiait que l'on avait passé par le pontificat d'Asie, et que par suite on était maintenant un des hommes qui occupaient dans le pays le plus haut rang^^*.
''' Mionnct, JII : lonie, lh^o : Liil Tepriov daidp^ov 'ï.fivpvfxioov y vecûKopoov. IV: Plirtjgw, 960 : Ètt* Atî. ^r)[i,-t)Tplov iaiâpy^. Ttai (s.-e. dpyovxos) tvs 's^arpiS. "SjSHTOprjvûv ; suppl., VII, p. 359 : Èitl Ai. k-nicovos iatâp. to j3 t'Trajwïjvwr.
'^' Monceaux, De communi Asiœ, p. 60.
'•■'' Il va sans dire que l'on était aussi asiarque, helladarque , etc., dans l'année même où l'on exerçait sa charge, (C. /, G., /loai ; Leims, Inscr: d'Asie Min., -îo; Archàol. Zeilutig, 1877, p. /io.)