Tacitus, Historiæ, II
Gaules se serait encore borné, comme l’a remarqué M. Guiraud', à adresser des félicitations au vainqueur. Enfin, et c'est encore là une observation de M. Guiraud?, Posthume, dans sa letlre, ne parle nullement du concilium Galliæ : il y est question des Gaulois, de la population gauloise, et il est probable que si Posthume avait pu invoquer un témoignage plus précis qu’un vague assentiment de la foule, il n’eût pas manqué de le faire. Ce dernier texte prouverait bien plutôt que le concilium Galliæ n'avait pas été consulté.
IL convient donc, du moins dans l’état actuel de nos connaissances, de considérer le rôle des assemblées provinciales comme exclusivement local. Dans ces limites, elles avaient trois champs d’action : les finances, les légations, et enfin le contrôle de la gestion du gouverneur.
Nous commencerons par les attributions financières du concilium. Nous examinerons d’abord s’il avait un rôle relativement à l’impôt perçu par les Romains. Nous étudierons ensuite son budgel particulier, les dépenses auxquelles il avait à faire face, les ressources dont il pouvait disposer. Nous verrons ensuite s’il n'avait pas le droit de battre monnaie et nous terminerons par l’indicalion des fonctionnaires financiers du concilium.
D'abord le concilium avait-il certaines attributions relatives aux impôts impériaux ? Mommsen a soutenu qu'il coopérait, sinon à la levée, du moins à la répartition entre les provinces de l’impôl que les empereurs auraient fixés en bloc pour les Gaules. Il invoque lrois arguments : l’inscriplion dédiée par les trois Gaules à un sacerdos, C. Julius Mat... qui. totius census Galliarum dedit, inscription publiée par de