‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 104 sur 324 · Guiraud, Ass. prov., p · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. prov., p

k. Bouché-Leclercq, Manuel des institutions romaines, p. 227.

publicis ejus provinciæ, nous révèle clairement l'existence de celte catégorie de jeux.et de fêtes, au moins dans la Narbonnaise.

Les dépenses du concilium qui peuvent être considérées comme d'ordre administratif se ramènent à deux: les récompenses et les légations.

Les récompenses élaient des honneurs décernés par les provinciaux aux gouverneurs ou autres agents de l’Empereur, ou encore à des fonctionnaires du concilium. Ils consistaient, soit en inscriptions laudalives, soit en statues. Les inscriptions laudatives n'étaient pas fort coûteuses. Mais il en était autrement des statues : le prix de ces statues pouvait s'élever à une somme considérable. Les statues des sacerdotes étant normalement érigées à leurs frais ne grevaient pas le budget du concilium.

Les légations étaient des députalions envoyées par le concihum à l’empereur soit pour réclamer la punition d’un gouverneur, soit pour demander la réparation d’un préjudice, soit simplement pour lui porter les hommages de la province. Ces légations, envoyées au loin, étaient fort dispendieuses. Mais quelquefois les délégués poussaient l’abnégation jusqu’à remplir cette mission à leurs frais. Il y avait alors legatio gratuita, et les provinces se montraient, comme nous avons eu occasion de le dire, très sensibles à ce désintéressement. Les députés provinciaux, sous la République, étaient à Rome défrayés par l’État, mais l'abondance des légations fit renoncer dès le début de l’Empire à ce système onéreux pour le trésor public',

Tel est le tableau sommaire que l’on peut tracer du passif annuel du concilium. Les documents manquent pour entrer dans de plus grands détails. M. Guiraud? a glané, d’ailleurs avec un soin curieux, tous les renseignements épars dans les auteurs classiques et les monuments épigraphiques,

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