Ass. prov., p. 129 et suiv
et relatifs à ce sujet. Peu ont trait à la Gaule et la plupart ne sont que de spécieux rapprochements ou d’ingénieuses déductions.
On remarquera surtout dans ce tableau l’absence de toute dépense correspondant à un traitement du sacerdos et des legati. Les sacerdotes provinciæ étaient-ils payés par la province? Rien ne nous permet de le supposer. Les legati au concilium provinciæ recevaient une indemnité, legativum, ou plus exactement étaient défrayés de leurs dépenses. Mais ce legativum était à la charge des budgets municipaux, comme au moyen âge en Angleterre les frais d’envoi d’un député à Westminster étaient payés par le bourg qu'il devait représenter au parlement!. En revanche les frais des légations envoyées par les provinces étaient parfois grossis par les dépenses des procès intentés par les assemblées.
Le budget des receltes élait alimenté par trois espèces de ressources. C’étaient les revenus du patrimoine, les dons avec affectation spéciale et les contributions.
La première était les revenus du patrimoine, ct il faut ici préciser. En effet, dans le droit romain. le temple et le collège des prêtres qui le desservent ont souvent deux personnalités différentes; et s’ils sont chacun autorisés, leurs patrimoines sontséparés, et l’un ne profite pas des libéralilés destinées à l’autre?. Il ne saurait ici être question de rien de semblable : il n’y a qu'une seule personnalité, celle du collegium à qui appartient le temple.
Les concilia provinciæ avaient un patrimoine. En effel, quel que soit le caractère qu’on attribue à ces assemblées, qu'on les considère, avec M. Guiraud, comme un collège privé, ou qu’on soit porté avec nous à leur reconnaîlre un caractère plus officiel, il est certain qu'elles ont joui de la personnalilé civile tout au moins dans la mesure où elle élait accordée aux collèges en général chez les Romains.
1. Hallam, View of the Slale of Europe during the middle ages, 1878, pelil in-6°, €. III, p. 31, n. c.