L.,t, XIT
2. Guiraud, Ass. prov., p. 138. — Pallu de Lessert, Les assemblées provinciales et le culle provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. I, p. 13-14).
sur le temple d'Auguste, l'avait soutenu en se fondant sur la restitution d’une inscription lyonnaise‘ où il est question du census. Mais il est admis aujourd’hui que le mot census indique, non un impôt, mais une sorte de recensement et de cadastre général’. M. Pallu de Lessert® avait renouvelé ce système en l’appuyant sur un nouvel argument, un édit d'Arcadius de l’an 393 * qui abolit en Syrie les droits perçus Syriarchæ nomine sur les prædia senatorum. Mais, quel que soit le sens exact de celte constitution, on ne trouve pas trace de taxes analogues dans les Gaules. L’impôt qui alimentail la caisse fédérale était donc d’une aulre nature. M. Guiraud a proposé d’y voir une cotisation fournie par les différentes cités de la province. Cette hypothèse se fonde et sur un texte de Dion Chrysostome, où ce rhéteur dit aux habitants d’Apamée en Phrygie : « Vous avez autant de part aux cérémonies sacrées de l’Asie et à leurs frais que les villes dans lesquelles elles sont célébréesf » et sur le caractère même du concilium qui n’est qu’une confrérie de municipes dont chacun doit fournir sa stips. Cette hypothèse est d'autant plus plausible que, comme le rappelait M. Pallu de Lessert', les cités de l’Asie, à la fin de la république, se cotisèrent pour élever un temple à Cicéron et à son frèref, et que Strabon”° nous rapporte que le temple de Rome et d’August:
1. Allmer. Musée de Lyon. Inscriptions antiques, n° 127, t. II, p. 161.