‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 112 sur 324 · IV · texte numérisé non relu

IV

à Lyon fut élevé avec le concours de toutes les peuplades gauloises.

Mais comment était calculée celte cotisation ? M. Guiraud semble disposé à conclure du passage de Dion Chrysostome qu’en Phrygie toutes les villes payaient la même somme. C'est peut-être tirer une induction bien précise d’un texte assez vague. Dion Chrysostome paraît avoir voulu dire simplement que les temples étant fédéraux, chaque ville de la province y avait autant de part que la capitale puisque chacune contribuait aussi bien qu’elle à leurs dépenses. Ce qui confirme celte interprétation, c’est que M. Guiraud? prétend qu'en Espagne les taxes étaient proportionnées à l’imporlance des cités. Il est vrai que le texte sur lequel il s’appuie est loin d’être décisif, et le mieux est, dans l’état actuel de la science, de confesser l'ignorance où l’on reste sur ce point.

Les assemblées avaient-elles enfin une dernière occasion de dépense, mais aussi une dernière source de profits dans le monnayage? Ces concilia avaient certainement, mais au même titre que le moindre particulier, le droit de faire frapper des médailles, et ce pouvait être pour eux une manière d’honorer ceux à qui ils voulaient témoigner leur reconnaissance. Mais avaient-ils le droit de frapper la monpaie? Le droit de battre monnaie était considéré par les Romains comme un droit de souveraineté: il ne pouvait donc appartenir aux concilia, qui n'étaient que des confréries régionales. Cependant on trouve des monnaies de bronze portant d’un côté les effigies des premiers empereurs et de. l’autre l’image de l'autel de Lyon. Sont-ce des monnaies de bronze frappées par le concilium, comme le pense M. A. de Barthélemy*? Sont-ce au contraire des monnaies locales émises par l’empereur pour les besoins monétaires des trois

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