Handbuch der rümischen Allerthümer, 1. IV, p
6. Parrocel, Du rôle et des attributions des gouverneurs dans
le plus l'absence de ces conseils se croient forcés de la constater!. Mais M. Duruy? signale dès la République l'existence de plusieurs concilia provinciæ, surtout en Orient: et nous voyons pendant le gouvernement de Verrès en Sicile (75-72 av. J.-C.) les Siciliens élever des statues® et le commune Sicihæ*, dont le nom, par sa forme bizarre, rappelle celui des xo:v helléniques, en décréter l'érection et décerner des adresses de félicitations ou de remerciements”. Il serait peut-être exact de voir là des indices de l’existence de corps délibérants au moins dans certaines provincesf; mais, comme rien ne décèle l’existence de communia semblables dans la Gaule Ultérieure, nous n’avons pas à insister sur ce point.
Les seules assemblées qui, en Gaule Ultérieure, présentent quelque analogie avec des assemblées provinciales, ce sont des réunions qui existaient dans toutes les provinces romaines, ce sont les conventus.
On appelait conventus, dit M. Humbert”, les assises que les gouverneurs tenaient périodiquement dans les principales villes de leur province
Ce sont des assises, c’est-à-dire, dans le sens primitif du mot, des assemblées. Aussi les appelle-t-on parfois sessioness. Le gouverneur y convoquait les notables de la contrée et les
l'administration des provinces romaines (Thèse de doctorat d'Aix, 1886, p. 12).
1. Anonyme, The roman element in civilisation (North British Review, juin 1866, p. 259).