Guiraud, Ass. prov., p
un livre qui porte le titre ironique de xs! apr — des vertus de Caligula ! — xat npecbelus mods T'uiov, mais qui est malheureusement incomplet".
Les legationes n’élaient pas l'unique mode de communication entre les provinciaux et l’empereur. D’après le plan de gouvernement que Mécène expose à Auguste dans une harangue célèbre?, les provinciaux ne devaient plus désormais communiquer avec l’empereur qu'au moyen de pétitions remises au gouverneur. Les dispendieuses légations auraient ainsi disparu. Il n’en fut pas ainsi, comme nous venons de le voir, et des legationes furent fréquemment adressées à l'empereur par les concilia. Néanmoins il semble que parfois les provinces, pour éviter les frais de coûteuses ambassades, se soient contentées en effet d'envoyer à l’empereur, par l'intermédiaire du gouverneur, une lettre pour lui demander, soit l’octroi d’une faveur, soit la solution d’une difficulté.
Nous possédons une dizaine de rescrits impériaux dont la plupart nous sont parvenus par des citations du Digestes. Nous ne savons si ce sont des réponses confiées à des legationes, ou des rescrits envoyés directement aux concilia à l’occasion de queslions qu'ils avaient adressées à l’empereur. Ces rescrits traitent des sujets les plus divers, depuis l’autorisation de la culture de la vigne jusqu’à la réglementation de l’exercice du droit d'appel*. Un seul intéresse le pays dont nous nous occupons: c’est un rescrit de Valérien, ad Gallosÿ, pour leur annoncer la nomination de Postumus comme gouverneur. Encore conviendrail-il de voir dans cette adresse bien plus une proclamation qu’un rescrit proprement dit.
1. Fabricius, Bibliotheca Græca (édit. de ns 1795, in-4), t. IV, p. 740.