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dans la notitia ne forment qu’un seul diocèse et relèvent toutes du vicarius seplem provinciarum.
Mais chacune de ces divisions territoriales, grands commandementls, préfectures du prétoire, diocèse ou province, avait-elle tout au moins dans les Gaules une assemblée correspondante? c’est ce que nous allons examiner.
Un premier fait est certain : aucune assemblée en quelque sorle æcuménique ne réunissait les représentants civils de tout le monde romain. C’est même à son absence que cerlains auteurs! ont attribué la chute de Rome sous les coups des barbares : pourvue d’une représentation centrale des provinces, elle eût pu leur résister. Sans doute le sénal romain, où les premiers empereurs avaient déjà fait entrer des Gaulois et des Espagnols, complait dans ses rangs bien des provinciaux, mais ils étaient choisis par le prince et non élus par les populations; ils v siégeaient comme représenlants de l'administration romaine et non comme députés des provinces.
Pour la préfecture du préloire, la question ne semble devoir soulever non plus aucune difficulté. Nulle part nous ne trouvons l'indice d’une assemblée réunissant les représentanis d’une de ces vastes parlies du monde romain. Godefroy?, qui relève les différents organes de l’administration centrale d’une préfecture, est muet sur toute institution de ce genre.
A vrai dire d’ailleurs, comme l’a remarqué Willems;, il y avait plutôt des préfets que des préfectures du prétoire. Le mot præfeclura était non pas le nom d’une division territoriale, mais exclusivement le titre d’une fonction, et un préfet du prétoire était chargé d'administrer une partie de
1. Marx, Des pouvoirs du gouverneur de province sous la République romaine et jusqu’à Dioclétien, p. 11-12. — Arnold, The roman system of provincial administration, p. 120.
2. Notilia dignitatum Codicis Theodosiani. Cod. Théodos, édit. Ritter, t. VI, 11, p. 10.