Ass. prov., p
k. Godefroy, Prosopographia Codicis Theodosiani, voy. PETRONIUS. — Cod. Theodos., édit, Ritter, VI, 11, p. 74.
que Limenius, qui ne l’occupa qu'après lui, était déjà préfet du préloire des Gaules en 407!.
Les essais de l'institution que consacrait Honorius remontaient donc à vingt ans.
La conslitution d'Honorius, célèbre sous le nom, tiré des premiers mots de son texte, de constitution Saluberrima Magnificentiæ, conservée à Auxerre et à Arles en trois manuscrits, fut publiée pour la première fois en 1514 dans les œuvres du célèbre cardinal Nicolas de la Cusa, qui la croyait de Constantin le Grand. Soixante ans plus tard, Scaliger, qui l’attribuait à un autre Constantin, au tyran d’Arles, puis, au siècle suivant, le P. Sirmond, qui la restitua à son vérilable auteur, Honorius, ignorant tous deux qu’elle avait paru dans les œuvres du cardinal de la Cusa, l’édilaient à leur tour et la faisaient connaître au monde érudit?.
L'authenticité de cette constitution a été attaquée. Le style poétique dans lequel elle est écrite, la qualification, insolite, dit-on, bien qu’elle se rencontre fréquemment dans le Code Théodosien’, de vir illustris qu’elle donne à un préfet du prétoire, le fait que deux des sept provinces dont elle convoque les représentants avaient déjà été cédées aux barbares en 418, enfin la réserve aux sept provinces méridionales du droit d’être représentées à l'assemblée qu’elle institue, ont fait naître des doutes, et l'enthousiasme que les empereurs y témoignent pour la ville d'Arles l’a fait attribuer à un Arlésien jaloux de l'illustration de sa cilé. Mais aucune de ces raisons n’est suffisante pour faire rejeter une pièce qui se présente avec tous les caractères extérieurs de la sincérité. De plus, Hincmar, le célèbre archevêque de Reims, nous donne, dans une deses lettres, au 1x° siècle, une sorte d'ana-
1. Godefroy, Nofitia dignitatum . Codicis Theodosiani : Notitia præfecti prætoris Galliarum. Cod. Theodos., édit. Ritter, VI, 1, p. 10. — Guiraud, Ass. prov., p. 230, n. 2.