Ass. prov., p
pied les réunions collectives de provinces et les assemblées d’une province isolée, et ajoute que « c’est aux populations qu'il appartiendra de choisir, suivant les circonstances, l’un ou l’autre procédé ». Tel ne saurait être notre avis. Pour nous, les assemblées de diocèse, chargées de régler les affaires interprovinciales, ou de s'entendre avec le vicarius sur les mesures qui relevaient de son autorité, n’excluaient pas plus les assemblées de province que nos conseils généraux n’excluent nos conseils d'arrondissement. D'ailleurs, si les choses se passaient comme le prétend M. Guiraud, aucune des provinces faisant partie du diœcesis Viennensis n'aurait dù avoir d’assemblées provinciales, et M. Guiraud lui-même! mentionne précisément l'existence assemblées provinciales en Narbonnaise et en Novempopulanie, provinces du diocèse de Vienne. Bien plus, à supposer que ce qu'il considère comme des traces de ces assemblées ne soit que de fausses pistes, point que nous examinerons plus tard, la contradiction n’en existerait pas moins. Car, d’un côté, il reconnaît l’existence d’une assemblée de diocèse en Espagne, et, d’un autre, il mentionne des assemblées provinciales en Galice et en Bétique, provinces du diocèse d’Espagne. Dira-t-on que, suivant les temps, il pouvait y avoir tantôt assemblée de diocèse et tantôt assemblée de province; mais cette explicalion est inadmissible, au moins pour la Gaule. Outre la bizarrerie d’une pareille alternance, aucune trace d’une semblable complication ne nous apparaît dans la constitution d’Honorius; cet édit l’exclut au contraire formellement en prescrivant chaque année la réunion de l’assemblée de diocèse. Notre opinion semble partagée par MM. Flandin* et Pallu de Lessert:.
Nous ne possédons qu’un nombre extrêmement restreint