Ass. prov., p. 222-294. —9, XVIII
3. Te coluit proprium provincia cuncta parentem, Optabant vitam publica vota tuam.
Eccepere tuo quondam data munera sumptu Plaudentis populi gaudia per cuneos.
Concilium procerum per te patria alma AE t Seque tuo duæit sanctius ore loqui.
(Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, n° 595 A, t. II, p. LS)
Cette inscription n’est pas datée, mais comme en têle est une croix, que la croix apparaît seulement sur les monuments chréliens en 448*, et qu’en 476 la dominalion romaine et les institutions qui s’y raltachaient disparurent de la Gaule, on peut en fixer l’époque au troisième quart du v'siècle.
Le concilium de la première Lyonnaise semble mentionné par un auteur auquel nous aurons fréquemment recours. Sidoine Apollinaire?, dans une deses lettres, parle du fempus conculi. Or, comme il habitait l’Arvernie, qui faisait parlie de la première Lyonnaise, et que l’autel de Rome et d’Auguste et parlant l’assemblée des trois Gaules avait disparu au commencement du v° siècleÿ, on a cru que cette expression s’appliquait au concilium de la première Lyonnaise.
Telle n’est pas notre opinion. Dans un autre passage’, Sidoine Apollinaire emploie concilium dans le sens de curie municipale. Nous croyons avec M. Duvalf que les mots tempus concilii n'ont trait qu'à un concilium de cité. Sidoine, dans le passage qui nous occupe, nous montre un propriétaire primé par un pauper honoratus : or, autant cette expression peut convenir à un dignilaire municipal, autant elle s'applique mal aux honorati, membres de l’assemblée de province, qui étaient d'opulents grands seigneurs.
Quoi qu’il en soit, nous pouvons déterminer avec précision la date de ce document. En effet, la leltre qui contient ce passage fut écrite par Sidoine au moment où il se mettait
1. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, n° 595, À, t. II, p. 413.