Id., ibid
des fidèles, et comme la pierre de touche des: suspects. « On les metlait en demeure, dit M. Plocque?, de sacrifier aux dieux romains, à l'empereur, Refusaient-ils d’obéir, on les condamnait pour lèse-majesté, en vertu de la loi Julia de Majestate. »
Et l’on a pu dire avec vérité : « C'est pour nous affranchir de celte idolâtrie servile où un homme était à la fois empereur, pontife et dieu, qu’a coulé le plus abondamment le sang des martyrs. »
Le culte de l’empereur avait persisté pendant toute la durée du Haut-Empire. Sans doute plus d’un païen avait les sentiments que Corneille prête à Sévère :
Nos aïeux à leur gré faisaient un dieu d’un homme, Et leur sang parmi nous conservant leurs erreurs, Nous remplissons le ciel de tous nos empereurs :: Mais, à parler sans fard de tant d’apothéoses, L'effet est bien douteux de ces métamorphoses #.
Néanmoins, les divinisations ne s’arrêtaient pas.
Antonin le Pieux avait fait élever un temple à sa femme, l’impudique Faustine*. Caracalla, « après trois ans de crimes et de folies, tué par un chef militaire, fut mis au rang des dieux et eut son culle, ses prêtres saliens et ses confréries décorées du nom d’Antonines‘. »
Enfin Dioclélien sembla vouloir faire de l’empereur une sorte de Jupiter vivant. Il emprunta les formes les: plus